
Avant même sa diffusion, l’enquête d’investigation réalisée par le journaliste Jamal Arfaoui sur les affaires de malversations et de corruptions à Tunisair, a commencé à faire couler beaucoup d’encre non seulement en Tunisie, mais aussi en France.
En effet, dans son édition du mercredi 17 octobre le journal français « Le Canard Enchaîné » a rapporté que l’enquête avait été censurée par la direction de Nessma et qu’elle ne sera pas diffusée.
Ce qui a amené la chaine à réagir et à éditer le communiqué suivant :
«A la suite de la publication par le journal français, « Le Canard Enchaîné », en date du 17 octobre 2012, d’un article signé de Mme Brigitte Rossigneux, relatif à une enquête prétendument «censurée» par Nessma, sur un contrat d’achat d’avions conclu entre Tunisair et Airbus, la direction de la chaine Nessma tient à faire la mise au point suivante :
1. Contrairement à ce qui est suggéré par l’article, Nébil Karoui, le président directeur général, n’a eu aucun échange et n’a donné aucune déclaration à aucun journaliste du « Canard Enchaîné » et encore moins à Mme Brigitte Rossigneux.
Il n’a pu tenir donc les propos, pour le moins fantaisistes et imaginaires, qui lui sont prêtés et, sauf à considérer que l’auteure de l’article a été abusée par ses sources, il y a lieu de déplorer qu’elle se soit laissée entrainer à une présentation du sujet où le sensationnel prime sur la véracité des faits.
2. La chaîne Nessma confirme l’existence d’une enquête sur Tunisair, lancée de longue date et censée englober, non seulement les relations de cette compagnie avec Airbus, mais aussi bien d’autres aspects couvrant ses activités sous le régime déchu et après la révolution du 14 Janvier 2011. Une bande annonce a été préparée à cet effet et diffusée en boucle.
Mais le visionnage de la version préparée a permis de constater l’existence, entre autres, de nombre d’informations non recoupées, d’allégations non prouvées, de données incomplètes, arbitrairement sélectionnées au détriment d’autres, ce qui dénotait d’un manque évident de rigueur et de professionnalisme, préjudiciable à la crédibilité de l’enquête et à l’image de la chaîne.
Face à la masse d’informations et de témoignages recueillis et à la complexité du sujet, décision à été prise par la direction de la chaîne de ne point diffuser l’enquête en l’état, mais de la reprendre et la compléter pour lui conférer l’ampleur et l’intérêt qu’elle mérite, en en confiant le soin à une équipe renforcée.
La diffusion de la nouvelle version sera programmée et annoncée dès l’achèvement de ce travail.»
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