
Le Chef du gouvernement Hamadi Jebali s’est exprimé, cet après-midi lors d’une conférence de presse tenue en urgence suite aux événements de Siliana et les violents affrontements qui ont opposé manifestants et forces de l’ordre lors des dernières 72 heures.
Le Premier ministre n’y est pas allé par quatre chemins en estimant d’abord que le gouvernement restait conscient que la situation du pays est difficile vu les nombreux problèmes liés au chômage, au développement économique, aux sit-in, à l’infrastructure.
Mais malgré tous ces problèmes et malgré ces événements à Siliana, il a précisé que ce gouvernement n’avait nullement de « dégager », estimant que ce gouvernement est légitime et issu des urnes.
Il a tenu à apporter la version du gouvernement, signalant d’abord que ce gouvernement n’a jamais interdit cette grève et qu’elle a eu lieu comme le prévoit la loi.
De là, l’objectif était-il de faire chuter le gouvernement ? A cette question, Hamadi Jebali a estimé que cette violence a été instrumentalisée par ceux qui se sont cachés derrière l’UGTT. Ceux-là mêmes qui sont derrière ces événements et qui exploitent les bureaux de l’UGTT. Sans citer les partis auxquels il fait allusion, Hamadi Jebali a jugé ces pratiques dangereuses et les a comparées à une deuxième révolution.
Tout en ouvrant la voie au dialogue avec les partis, la société civile et le peuple, Hamadi Jebali a toutefois avertit qu’il y avait des lignes rouges à ne pas dépasser dans le degré de violence et que dans ces cas-là, les forces de l’ordre ont le devoir de défendre les symboles de l’Etat.
Dans le cadre du futur dialogue qui sera instauré, le Chef du gouvernement a notamment évoqué le futur développement économique dans ses zones défavorisées comme Siliana.
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