
Du moins pour la mouvance chiite Hezbollah, le maintien au pouvoir du président syrien est essentiel pour assurer sa propre survie. Il soutient donc le régime syrien dominé par les alaouites, une branche du chiisme, alors que les rebelles en Syrie sont en majorité des sunnites.
Le mouvement chiite est donc convaincu que le conflit syrien menace sa mouvance ; «C’est notre bataille» a clamé haut et fort samedi le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, en revendiquant désormais clairement son soutien au régime de Bachar al-Assad tout en minorant son implication dans le conflit syrien.Effectivement, le rôle du Hezbollah en Syrie est apparu clairement avec la bataille de Qousseir, dans laquelle le Hezbollah a perdu 22 membres en se battant au côté de l’armée syrienne. Mais sur le terrain, le Hezbollah fournit à l’armée syrienne de l’aide logistique, mais aussi «son savoir-faire de guérilla, de milice et de combat de rue», selon l’AFP.
Il est donc clair que l’engagement total du Hezbollah libanais pour soutenir le régime de Damas est un tournant pour le mouvement chiite.
Cette implication inquiète les Etats-Unis, la Turquie et le Qatar, qui ont déposé un projet de résolution sur lequel le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU s’est penché et a débattu, hier mercredi, pour condamner «l’intervention de combattants étrangers» à Qousseir. Le projet vise, sans le nommer, le Hezbollah.
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