
De cette horrible situation que vit le pays depuis la chute de l’ancien régime, des constats amers , douloureux et honteux s’imposent: la crise a empiré avec une flambée de prix jamais atteinte, émergence de milices privées portant le label de ligues de protection des Partis au pouvoir terrorisant les syndicalistes, les journalistes et les artistes.
Séparatisme ambiant initié par une classe politique immature et irresponsable, insécurité galopante et tragédie sanglante avec des assassinats abominables et attentats ayant coûté la vie à des politiciens, des policiers et des soldats.
C’est la mémoire de ces ignobles agressions d’Al Abdelia, de l’ambassade Américaine, de ces macabres scènes de violence , de ces tragiques assassinats qui ont couté la vie à Chokri Belaid et Lotfi Naghd et ces lâches attentats meurtriers contre nos valeureux soldats et policiers qui écœurent de plus en plus de tunisiens dépités , désorientés et désabusés. Avec beaucoup d’amertume et un brin de honte, ils ont la nostalgie de la dictature. Ils regrettent l’autorité de l’Etat, la sécurité, l’unité du peuple, les valeurs patriotiques et l’esprit identitaire.
C’’est par le sang coulé à Jebel Chaambi dans un pays déjà mutilée par les assassinats et les agressions que la ligne rouge a été franchi par ces terroristes et ces escadrons de la mort. La passivité politique a aggravé la blessure et la cicatrisation de la plaie sera longue tant ces mercenaires, sans foi ni loi, ont souillé la dignité de notre armée et de nos forces de police.
Comment ne pas être retourné et bouleversé devant la qualification de ces valeureux soldats et policiers de Taghout, d’ennemis de Dieu alors qu’ils défendent leur patrie et leur peuple avec courage, détermination et bravoure. Les slogans funèbres et haineux que ces criminels distillent en disent long sur leurs motivations sanguinaires et rétrogrades. L’Islam n’est qu’un prétexte pour ces mercenaires de la religion, ces commerçants de la mort et ces escadrons de la honte.
Ils nous menacent de sang et de violence mais le peuple n’en a cure et il s’emploiera à défendre jusqu’à la mort et aux cotés de son armée et sa police, ses acquis et son identité contre ces envahisseurs wahhabites. Leur déni de l’identité tunisienne n’est que le fruit d’une machination machiavélique wahhabite et leur comportement n’est pas sans évoquer un mépris et une méconnaissance totale des valeurs nobles de l’Islam. Les horreurs qu’ils projettent de commettre et la guerre qu’ils comptent mener contre leurs frères de sang au nom de la religion dévoilent un plan diabolique visant à ôter à ce peuple son identité. Un plan dévastateur et un plan de pillage de notre histoire, de notre héritage et de nos traditions, machiavéliquement orchestré par les wahhabites et maladroitement exécuté par leurs brigades de la mort alléchés par l’odeur de l’argent sale et du sang.
La teneur des menaces contre l’autorité de l’Etat et l’ampleur des crimes commis contre l’armée et la police placent cette guerre dans son véritable contexte stratégique et idéologique. Diaboliser les forces de l’ordre, affaiblir les institutions, semer la terreur, assassiner les innocents et plonger le pays dans le chaos pour faire régner la haine, le mépris, la violence et l’horreur.
Par temps de guerre, le bruit des mots est aussi terrifiant que le bruit des armes et les tunisiennes et tunisiens, unis, solidaires et fiers, ne permettront à ce que cet obus d’obscurantisme et d’extrémisme s’abatte sur leur pays. Sans arme et sans violence, les tunisiens ont réussi à déloger un dictateur qui a spolié leurs richesses et c’est avec de la foi religieuse noble et aimante, du patriotisme, de la fierté , de l’éducation et de la solidarité qu’ils réussiront à se dresser contre ces prédateurs et ces envahisseurs barbares qui veulent confisquer leur vraie religion, leur patrimoine, leur identité, leur civilisation et leur héritage.
Jalel JEDDI
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