
Il semble que la position du parti Al Jomhouri concernant la Constitution est en train de diviser ce parti et de créer une scission entre deux clans.
En effet, le premier clan guidé par les Chebbi, Maya Jeribi et Iyed Dahmani voit que le brouillon de la Constitution préserve globalement les droits et défend tous les Tunisiens.Ce clan reconnait que la Constitution a pris en compte tous les accords conclus lors des dialogues nationaux initiés par la Présidence de la République et par l’UGTT.
Il estime d’un autre côté que les partis politiques et composantes de la société civile, sont appelés à approfondir les discussions pour améliorer ce texte, en évitant les surenchères politiques exagérées à ce sujet.
Cette position n’est pas partagée par tous les militants d’Al Jomhouri.
C’est ce qu’à d’ailleurs confirmé Saïd Aïdi dans ses interviews, dans lesquelles il a déclaré que les positions de Maya Jeribi et Issam Chebbi, concernant le projet de la Constitution, ne les engagent qu’eux-mêmes, insistant qu’elles ne représentent pas la position d’Al Jomhouri.
L’ex-ministre a estimé pour sa part que ce projet de Constitution ne garantit pas les libertés, ne représente pas l’esprit de la révolution et ne répond pas à ses principales revendications, à savoir la justice sociale et l’emploi.
Bien que Aïdi a essayé de minimiser l’impact de cette situation en estimant qu’il est très normal qu’il y’ait des avis divergents au sein d’un même parti, il est clair que les visions ne sont pas les mêmes entre les ex-PDP et certains ex-ministres ou membres du parti Afek qui ont ralliés Al Jomhouri lors de la fameuse fusion.
Les prochaines réunions d’Al Jomhouri seront décisives pour adopter une position commune et resserrer les rangs dans une période ou ce parti modéré a besoin de l’union sacrée de ses militants pour garder sa position de force au sein du paysage politique tunisien.
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