
Aux dernières nouvelles, l’émir du Qatar serait en cours de passation du pouvoir à son fils.Un successeur, non réputé BON SAMARITAIN, plus porté sur les affaires que sur la politique et les aspirations de dominer le monde, un objectif également partagé par le parti d’obédience islamiste au pouvoir en Turquie.
L’émir actuel, au pouvoir depuis 1995, fatigué et surtout débouté par les récents déboires en Syrie, souhaite prendre sa retraite. Il commence par un partage de son patrimoine en léguant ses biens immobiliers en France à l’une de ses filles sous l’impulsion de son influente épouse.
….IL FAUT QUITTER LE JEU QUAND IL EST BEAU…
Sa politique étrangère, de soutien du printemps arabe, obéissant à un plan ourdi et affiné depuis 25 ans par la CIA et les alliés des USA, s’est avérée être un cuisant échec, plongeant des pays dans le chaos total.
Son soutien inconditionné aux Djihadistes en Syrie qui ont essuyé récemment une grande défaite par la perte de la ville bastion et fief des terroristes, Qussair, marquerait la fin imminente d’une guerre civile dont les initiateurs n’avaient point de but noble.
Les USA l’auraient-ils poussé à céder le pouvoir, en vue d’une normalisation des relations de ce pays avec ses voisins, le pays le plus haï du monde ?
Les USA l’auraient sommé de partir pour laisser la place à un successeur éduqué à l’anglaise et moins ambitieux politiquement, lui qui convoitait la mainmise sur le monde arabe en commençant par le Maghreb et en finissant par la Syrie. Un plan diabolique qui s’avérerait être sur la voie d’un échec inéluctable ?
Les Répercussions sur la Coalition au Pouvoir
Que ferait le gouvernement provisoire tunisien s’il venait à perdre son principal bienfaiteur et pourvoyeur de fonds : LE QATAR ? Une autre révolution qui va frayer son chemin vers Tunis, une insurrection menée par des hordes de chômeurs et d’exclus sociaux des zones de l’intérieur à qui le gouvernement provisoire a fait des promesses toutes envolées !
Sans omettre le fait que ce gouvernement provisoire est encore aux prises avec les Djihadistes, dont personne n’en veut. Le président Français, aborderait certainement, lors de sa visite officielle prévue en Juillet 2013, ces questions de terrorisme dont, il faut l’avouer, la Tunisie est devenu terre d’asile surtout au sud Tunisien.
Encore, les Salafistes, sont désormais les souffre-douleur du parti au pouvoir, et dont les manifestations sont toujours parasitées par des petits groupes de fauteurs de troubles stipendiés par des parties obscures.
Une autre façon de détourner l’opinion publique des problèmes réels du pays, et des performances, directement au dessous de rien, d’un gouvernement provisoire dont la gestion chaotique et approximative des affaires publiques montre aujourd’hui ses funestes résultats, suite aux nominations partisanes et arbitraires.
De toute façon, le risque de la contagion Djihadiste est jugulé, du moins suspendu pour quelque temps après l’intervention manu militari et héroïque de nos forces armées et de la garde nationale.
La Reprise de la Guerre Froide
La guerre froide reprend de plus belle, entre la Russie et le bloc occidental. Même les deux Corée veulent entamer des pourparlers pour un but précis : se réunir en un seul pays. Ce qui en ferait une puissance militaire et économique redoutable et des alliés de taille que sont la Chine et la Russie.
Ce qui donnerait du fils à retordre pour les USA pendant des années.
Aussi, les dernières émeutes en Turquie, qui ne semblent pas cesser, du moins dans le futur proche, ne seraient pas le coup d’envoi de cette guerre ?
Le premier ministre turque, soupçonné de vouloir installer, en catimini, une dictature théocratique, est en tournée auprès de ses futurs « vassaux » au Maghreb, mais royalement ignoré et boudé par le souverain Marocain, en réaction, semblerait-il, à son accusation par les USA de violations des droits de l’homme. Un souverain conscient des intentions machiavéliques de ce politicien ambitionnant la restauration d’un califat en Turquie.
Conclusions
Avec un projet constitution rédigée par du personnel politique agissant sous les oripeaux d’un parti politique, on regrette déjà un temps ou les grands de ce pays rédigèrent naguère une constitution digne de cette appellation et d’une Tunisie indépendante : Celle de 1959.
En effet, deux ans après les élections et des millions de dinars dépensés, patatras : le travail de l’ANC sur la constitution se révèle truffé d’erreurs, et sur la forme, le texte doit être retoqué pour inintelligibilité et falsification !
Heureusement, les opposants au projet ne désarment pas. Quant au peuple, il hésite entre stupeur et indignation mais la colère est franche et massive. Désormais, le referendum parait de plus en plus inévitable et son résultat tomberait comme un couperet sur le parti dominant et ses alliés.
Voici donc l’esprit des lieux : les tunisiens sont rattrapés par une réalité économique, sociale et politique funeste que le régime tente, sans succès, de calmer avec des pilules indigestes. Un florilège de faits et méfaits qui brossent une triste réalité de la Tunisie, dans la perspective de perdre notre généreux donateur et sponsor du printemps arabe.
Pour éviter que les choses se compliquent d’avantage au risque de vivre une autre insurrection, la coalition qui a encore la réalité du pouvoir devrait tendre la main à tous les partis politiques et toutes les forces nationales pour définir ensemble les contours de la période à venir pour le salut de la Tunisie et pour affronter une année 2014 qui s’avèrerait des plus difficiles.
Farouk Ben Ammar
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