
«Les autorités libyennes doivent mettre fin à la ‘détention indéfinie’ de milliers d’immigrants, y compris des réfugiés et des demandeurs d’asile, dont certains sont soumis à la torture », estime Amnesty International dans un rapport publié jeudi 20 juin.
Dans ce rapport, Amnesty a recensé 5 000 réfugiés détenus dans 17 centres de détention et décrit les conditions de prise en charge des immigrants ainsi que des réfugiés et demandeurs d’asile en Libye.
De son côté, l’ONG affirme avoir visité sept centres de rétention, et conclut que le traitement de milliers de ressortissants étrangers est inacceptable, dont la plupart sont originaires d’Afrique subsaharienne, qui font l’objet d’arrestations arbitraires, et sont détenus en Libye, pendant de longues périodes dans des conditions déplorables, « preuves de mauvais traitements, assimilables à la torture pour certains cas».
L’ONG demande aussi à l’Union européenne de cesser ses aides tant que les droits de l’homme n’y seront pas respectés.
Amnesty International rapporte aussi, et toujours selon l’AFP que « Plusieurs détenus, y compris des femmes, ont été frappés brutalement à l’aide de tuyaux d’eau ou de câbles électriques », en certifiant avoir recueilli par ailleurs des témoignages de détenus blessés par balles lors d’émeutes.
De son côté, l’organisation internationale de défense des droits de l’homme, basée à Londres, déplore dans le même temps que l’Union européenne aide le gouvernement libyen à « renforcer la sécurité des frontières […] afin de freiner « l’immigration clandestine » vers l’Europe, aux dépens des droits de l’homme. »
L’organisation a regretté aussi des « normes d’hygiène extrêmement précaires », exposant les détenus aux risques de maladies, y compris les infections des voies respiratoires et la diarrhée chronique.(AFP)
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