Alors qu’elle s’apprête à quitter son poste de Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme après l’avoir occupé pendant six ans, Navi Pillay a appelé mardi les Etats membres du Conseil des droits de l’homme à protéger son agence des contraintes politiques et financières.
« La stature de mon bureau faisant autorité sur les droits humains est due à son intégrité et à son insistance à être libre de toute influence politique. Nous devons les protéger des contraintes financières et de politiques », a dit Mme Pillay dans un discours à l’ouverture de la 26ème session du Conseil des droits de l’homme à Genève dans lequel elle a fait le point sur la situation des droits de l’homme à travers le monde.
Elle a rappelé aux Etats membres du Conseil que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) était de leur côté et non pas en travers de leur chemin. « C’est un ami qui n’a pas peur de dire la vérité.
Ce bureau ne cherche pas seulement à aider les États à identifier les lacunes dans la protection des droits de l’homme. Il aide également les États à les combler, et à mener des politiques qui favorisent l’égalité, la dignité, le développement et la résolution des conflits », a-t-elle dit.