
Les excuses de Lotfi Zitoun pour la nomination de Chedli Ayari parue sur sa page facebook ont fait réagir plus d’une personne, surtout que ce dernier avait comparé cette nomination à une «injection de poison»
et qu’il s’est déclaré « déçu que le nouveau gouverneur de la BC ait raté lors de son intervention devant l’Assemblée constituante l’occasion de présenter des excuses au peuple tunisien. »
Le plus surprenant, c’est que le ministre conseiller auprès du premier ministre a précisé que ses excuses sont personnelles et qu’il a dégagé la responsabilité de son parti dans cette nomination pour l’attribuer aux « contraintes politiques des gouvernements de coalition, saluant même « les hommes et femmes de la coalition parlementaire d’Ennahdha pour avoir privilégié l’intérêt du pays aux considérations partisanes et aux vaines surenchères de certains de nos partenaires ».
Et parce qu’un ministre ne représente plus sa seule personne, ces excuses, bien qu’il les a classifiées comme personnelles, engagent le ministre conseiller qu’il est, ainsi que son parti.
Par ailleurs, ces excuses nous poussent à nous demander pourquoi les Nahdhaouis avaient dans ce cas voté en la faveur d’Ayari s’ils n’étaient pas convaincus de l’utilité de sa nomination, auraient-ils étaient contraints à le faire ? Par qui ? Et surtout pourquoi auraient-ils cédé ?
Il est à rappeler dans ce sens qu’Ennahdha avait proposé et même sollicité depuis des mois, le député du PDP Moncef Cheïkhrouhou pour le poste du gouverneur de la B C, alors que Ben Jaâfar avait proposé Chedli Ayari, pour des raisons que lui seul et Dieu connaissent.
Mais ce qui est certain c’est que Ben Jaâfar a par la suite trouvé le soutien du Président Provisoire Moncef Marzouki pour « imposer » (paraît-il) ce choix à Hamadi Jebali et à Ennhadha qui auraient été obligés de céder pour « ne pas fragiliser encore pus la coalition »…
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