Un accord siège pour l’ouverture d’un bureau national du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) à Tunis a
été signé, mercredi 13 julllet 2011, par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Mouldi el Kéfi et la haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme Navanethem Pillay.
L’ouverture de ce bureau, le premier en Afrique du Nord,vient concrétiser la volonté commune de promouvoir la coopération pour une réelle consécration des droits de l’Homme, a affirmé M. el Kéfi.
« Nous sommes plus que jamais déterminés à tenir nos engagements internationaux de respect des valeurs démocratiques partagées par l’humanité et d’appliquer les principes de la Charte onusienne et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme », a affirmé M. el Kéfi.
« La Tunisie est déterminée à mettre en place un dispositif global qui rompt définitivement avec toutes les formes d’oppression et de dictature, et avec les méthodes de l’ancien régime », a-t-il encore soutenu mettant l’accent sur la conjugaison des efforts du gouvernement, de la société civile, des médias.
Mme Pillay a, de son côté, souligné que la Tunisie a entamé un processus difficile pour l’instauration de l’Etat de droit, du respect des droits humains et de l’égalité, en réponse à la volonté du peuple descendu dans la rue pour exiger liberté, justice et bonne gouvernance.
La concrétisation de ces aspirations légitimes, a-t-elle estimé, nécessite de franchir plusieurs étapes. « Le gouvernement doit d’abord faire la lumière sur les crimes et dépassements passés et traduire les auteurs d’exactions et de violations des droits de l’Homme devant la justice, en activant, notamment, les mécanismes de justice transitionnelle », a-t-elle expliqué.
Un dialogue national doit être établi, a-t-elle préconisé, pour rendre justice aux victimes et restaurer la dignité des personnes dont les droits ont été bafoués.
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