
Arrêter le rejet du phosphgypse dans la mer, les dégâts écologiques dans la région de Gabes; tels étaient les sujets principaux abordés lors d’une réunion de travail tenue, mardi 9 juillet 2013 à Gabès.
La réunion a eu lieu en présence du secrétaire d’Etat chargé de l’environnement, Sadok Amri, du secrétaire d’Etat chargé de l’énergie et des mines, Nidhal Ouerfelli, et de hauts cadres de la Présidence du gouvernement, des ministères de la Santé, de l’Industrie et de l’Office national de l’assainissement, mais aussi de nombreux militants de la société civile de la ville de Gabes.Les intervenants se sont attardés au cours de cette réunion de travail sur la nécessité de régler d’une manière radicale et urgente les dossiers de la pollution dans la région.
Dans ce sens, le président de l’Association régionale pour la préservation de la nature et de l’environnement de Gabès, Abderrazak Zrelli, a indiqué, à cette occasion, que la pollution a faite obstacle au processus du développement dans la région et reste très nuisible à la santé du citoyen.
Pour sa part, le secrétaire d’Etat chargé de l’énergie et des mines a souligné que «l’action est axée sur la lutte contre la pollution, pour permettre au citoyen de vivre dans un milieu sain et garantir la pérennité des activités des entreprises économiques en raison de leur importance économique et sociale».
De son côté, le secrétaire d’Etat chargé de l’environnement a souligné que l’ancien modèle de développement a été nuisible à l’environnement et que l’approche adoptée aujourd’hui est fondée sur la recherche de solutions aux problèmes posés sur la base d’un consensus entre les différents intervenants, entre société civile, secteur privé et citoyens.
Par ailleurs, Le secrétaire d’Etat a, en outre, indiqué que l’eau traitée provenant de la station sera utilisée dans le domaine industriel et qu’une direction de l’Agence nationale pour la protection de l’environnement et qu’une unité mobile sera installée pour le contrôle de la qualité de l’eau et de l’air dans la région de Gabès.
Dans le même cadre, Abdelhafidh Abdelhamid, directeur exécutif adjoint du Groupe chimique tunisien, a évoqué la stratégie de la compagnie pour traiter le dossier de la pollution, soulignant que les crédits mobilisés pour lutter contre la pollution de l’air et la rationalisation de l’exploitation de l’eau sont estimés à 80 millions de dinars.
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