Il se nomme Hadi el-Bahr, il est depuis hier le président de la Coalition Nationale Syrienne (CNS). Proche de Riyad, il a été élu à 62% par les délégués du mouvement réunis depuis deux jours en Turquie à quelques encablures d’Istanbul.
L’homme est un fin connaisseur de l’Arabie Saoudite qu’il y réside depuis des années en exerçant comme directeur d’hôpital et opérateur économique. Beaucoup voient en Hadi el-Bahr, les qualités du leader de consensus.
Son accointance à aucun parti avant son adhésion à la CNS est un atout pour remplir à bien sa mission, celui de converger les opinions et vues sur les stratégies de la rébellion. Parfait anglophone, il a la confiance des Syriens et des puissances de la région.
Le nouveau bureau aura du pain sur la planche, car la branche militaire cède de plus en plus de terrain à l’ennemi au pouvoir, et les combattants menacent de cesser la lutte à défaut de soutien considérable. Devant la percée de Bachar Assad et le défaitisme, Hadi el-Bahr aura pour principale tâche de convaincre l’Occident pour un appui de taille.