
Le 23 janvier 1846, Ahmed Bey décida l’abolition de l’esclavage, ainsi que la fermeture des marchés aux esclaves du pays. Cette décision est partie d’un long processus qui a duré pas moins de cinq ans. Ahmed Bey aurait été le fils d’une… esclave.
Depuis et jusqu’à présent, soit 167 ans, aucune commémoration de cet acte, que l’on peut considérer comme héroïque, n’a été fêtée. Pourtant, notre pays a été le deuxième Etat à avoir aboli l’esclavage, juste après la France, et surtout le premier Etat arabe, d’autant plus que la traite arabe passait par la Tunisie.
Pourquoi aucune commémoration ? Peut-être parce que l’esclavage chez nous persiste jusqu’à présent mais sous d’autres formes, notamment celles du racisme et de l’oubli.
Ce qui est franchement regrettable, c’est que des associations tunisiennes qui luttent pour les minorités (il en existe au moins deux) n’aient pas pensé un seul instant à marquer le coup. Peut-être attendent-elles le… 2 décembre, la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage…
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