S’exprimant au cours d’une conférence de presse, tenue mercredi, au palais du gouvernement à la Kasbah, M. Samir Dilou, porte-parole du
gouvernement et ministre des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle fait le point de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays.
M. Dilou constate une « amélioration de la situation sécuritaire et sociale dans les régions durant la période allant du 1er au 23 janvier courant ».
« La période allant du 1er au 22 janvier, a été marquée par le blocage de 168 routes dont 18 routes à Béja et Jendouba, 16 routes à Sidi Bouzid, ainsi que l’arrêt de 165 sit-in dont 37 à Gafsa et 22 à Tunis », a-t-il indiqué.
Les dégâts engendrés par les sit-in, le blocage des routes et des voies ferrées s’élèvent à 2,5 milliards de dinars, soit la valeur de 80 mille emplois, a estimé M. Dilou.
Il a souligné que le gouvernement évite de recourir à la force contre les sit-inneurs et les braqueurs de routes, y compris les sit-inneurs à l’intérieur des établissements universitaires, mettant l’accent, à ce propos, sur la nécessité de faire prévaloir le dialogue et de veiller à appliquer la loi et à faire usage de la force, le cas échéant.
Tout en comprenant les conditions sociales difficiles des personnes qui ont été marginalisées des décennies durant, il ne peut y avoir de développement et des réponses aux revendications des sit-inneurs tant que la destruction des outils de production se poursuit, a averti M. Dilou qui a affirmé qu’il sera procédé désormais à l’application d’une «politique ferme» dans ce sens dans le respect de la loi et sans porter atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes.
Discussion about this post