
Placée au cœur des préoccupations majeures des Tunisiens, la question sécuritaire sera la priorité du nouveau gouvernement Jômaa. La confiance est certes de retour mais la menace terroriste persiste et les derniers événements survenus dans plusieurs villes de la Tunisie et les scènes de vandalisme et de pillage qui s’ensuivirent en disent long sur les ramifications de la nouvelle violence urbaine qui sévit épisodiquement dans nos contrées.
La Tunisie est en proie à une grande épidémie appelée insécurité et la multiplication des attaques de postes de polices et de bâtiments publics visent à semer le chaos, à déstabiliser la transition démocratique et à affaiblir le nouveau gouvernement. De plus en plus de voix s’élèvent pour avancer l’hypothèse que ces groupes sont manipulés par des barons de la drogue et de la contre bande, infiltrés par des salafistes et endoctrinés par des politiciens véreux hostiles à la concordance nationale qui prévaut.
D’ailleurs le ministère de l’Intérieur aurait décrété le degré d’alerte et de vigilance maximale après ces attaques répétées et suite à l’information qu’un groupe de 500 mercenaires lourdement armés auraient franchi nos frontières.
Des mercenaires qui seraient regroupés au Sud du pays et qui attendent le signal pour se fondre dans la population, amorcer leur scénario macabre et semer ainsi la terreur et la pagaille en commettant des exactions de politiciens et de journalistes , des actes de sabotages et d’attentats sanglants. Mais qui sont ces mercenaires ? Pour qui travaillent-ils ? Sont-ils à la solde des barons de la contre bande, d’hommes d’affaires véreux, d’organisations terroristes ou de partis politiques? Comment ont-ils franchi nos frontières ? Ont-ils bénéficié d’appui logistique local ?
Autant d’interrogations qui interpellent d’autant que les mercenaires sont connus pour être de véritables marchands de la mort et que le but de leur basse manœuvre est de détruire l’unité du peuple , de briser son élan de réconciliation et d’anéantir toute avancée démocratique contre rémunération en liquides ou contre butin de guerre.
Le pari sur des mercenaires en cette période cruciale dénote que notre pays regorge hélas de traitres, d’hommes sans foi ni loi et de politiciens inféodés adeptes de la stratégie de la terre brûlée, capables de s’allier avec le diable et de mettre le pays à feu et à sang pour garder leurs périmètres de pouvoir et leurs business lucratifs. L’instant est crucial et la Tunisie est à un tournant de son histoire avec deux forces qui s’affrontent : les patriotes d’un coté, jaloux de leur identité, de leur histoire, de leur civilisation, de leur patrimoine et de leur indépendance et les traitres de l’autre, un ramassis de valets sans envergure au service du plus offrant, affamés de pouvoir, amateurs de l’argent sale et emprunts à la violence, à la haine et à la division.
Aujourd’hui, notre police et notre armée restent dignes, responsables et patriotes malgré les coups bas de certains politiciens et ce ne sont pas ces tentatives mesquines, ces traitres et ces mercenaires qui vont les déstabiliser et les démoraliser. L’amour de la Patrie, le devoir national et la fidélité aux fondements de notre république sortiront vainqueurs de cette guerre sournoise et n’en déplaise aux aigris, aux vendus et aux traitres de la nation, seul notre drapeau national continuera à flotter dans le ciel de notre chère patrie.
Jalel JEDDI
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