
La ville du Kef a connu mercredi une nouvelle vague de protestations et un climat de tension suite au blocage des routes et des entrées de la ville par des sit-inneurs qui ont également incendié des pneus dans différentes régions et un camion à la cité Bouriou.
Des sans emploi ont également bloqué les entrées de la ville du côté sud, alors que d’autres ont dressé une tente à la cité Barnoussa devant le siège de la délégation de Kef-Ouest et empêché le délégué de rejoindre son poste de travail. Les protestataires réclament l’emploi et l’exécution des clauses de la convention co-signée par le gouvernement et l’Union générale Tunisienne du travail (UGTT) au mois de juin dernier qui a abouti à l’annulation de la grève générale prévue durant cette période.Le gouverneur de la région, Abdelkader Trabelsi avait déclaré, mardi, au correspondant de l’Agence TAP qu’il aspire à élargir les listes des travailleurs de chantiers afin d’inclure le plus grand nombre de demandeurs d’emploi mettant l’accent sur la nécessité de poursuivre le dialogue avec les protestataires pour transcender les conditions difficiles et lever les sit-in anarchiques et partant épargner la ville des retombées du blocage des routes.
Une autre partie du pays connaît également des tensions, en l’occurrence l’île de Kerkennah. Avec le blocus du trafic des ferries entre l’île et le continent, qui dure depuis plus de trois jours, les conditions de vie commencent à se dégrader.
Les insulaires se plaignent de manque de farine pour faire leur pain, de manque de fruits et légumes dans leurs étalages, de difficultés à se faire soigner à Sfax ou à faire venir des médecins sur l’île, de difficultés à la poursuite des cours sur place et à passer les examens partiels pour les étudiants à Sfax.
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