
La décision de la Présidence du gouvernement d’exiger des employés de l’Office national de télédiffusion à travailler durant les trois jours de la grève, a été saluée par de nombreux Tunisiens.
Ces derniers estiment qu’il est impératif que Mehdi Jomâa use de toute son autorité légale, pour mettre un terme au fléau des grèves et des sit-in protestataires qui ont bloqué l’économie et impliqué la fermeture de nombreux sites de production, rappelant dans ce cadre qu’il y a de nombreuses autres formes pour revendiquer ses droits.
La Présidence du gouvernement a pris cette décision suite à l’annonce de la Fédération générale de l’Office national de télédiffusion, relevant de l’Union des travailleurs de Tunisie (UTT), qui a décidé d’entrer en grève les 21, 22 et 23 février en signe de protestation contre la propagation du phénomène de diffusion radiophonique anarchique et non autorisée.
La Présidence du gouvernement a semble-t-il jugé qu’il impératif d’assurer la continuité de certains services publics vitaux.
Néanmoins, bien que légale, la décision de Jomâa a provoqué la colère des syndicalistes qui l’ont considérée comme une «première dangereuse» qui touche de plein fouet au droit à la grève.
Le secrétaire général de la fédération générale de l’ONT relevant de l’UTT, Mohamed Riahi, a estimé, dans ce sens, que la présidence du gouvernement a décidé d’exploiter les 114 employés de l’Office en les obligeant à travailler les jours de grève, ajoutant que «les agents devront travailler lors de la grève, sinon ils seront envoyés en prison».
Riahi a déclaré qu’une réunion du syndicat est prévue aujourd’hui pour étudier la situation précisant que la grève sera probablement ajournée.
Cheker Berhima
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