Après quatre semaines de grève générale en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a réuni pendant plus de trois heures les élus d'outre-mer à l'Elysée, et s'est engagé à se rendre en Guadeloupe "dès le calme revenu". Cette visite devrait intervenir "courant avril", précisait-on à l'Elysée.
Il a également promis un "effort supplémentaire de l'Etat au profit des quatre DOM" d'un montant total de 580 millions d'euros, dont 280 millions au titre du Revenu de solidarité active (RSA), et 150 millions d'euros supplémentaires dans le cadre de la loi pour le développement de l'outre-mer, qui sera examinée en première lecture au Sénat à partir du 10 mars.
Face aux vives revendications sur le pouvoir d'achat à l'origine de la crise en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a annoncé que l'Etat était "prêt à exonérer de toute cotisation sociale (patronale ou salariale) l'augmentation qu'accorderaient les entreprises des DOM à leurs employés, sous la forme d'une prime", pendant une durée maximale de deux ans.
Le montant de cette prime, qui pourrait être versée à 45.000 salariés touchant 1 à 1,3 SMIC, sera à négocier par les partenaires sociaux dans le cadre de discussions par branches. L'Etat accompagnera cette prime à l'aide d'une application anticipée du RSA, de la prime pour l'emploi, "et l'en exhonérant de toute cotisation" (hormis CSG et CRDS, qui devraient toujours être acquittées), précisait-on à l'Elysée. Au total, "nous pouvons, ainsi, arriver très près de la demande initiale de 200 euros supplémentaires", a déclaré Nicolas Sarkozy.
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