
L’éclatement de l’affaire de la bande armée qui projetait de liquider et de kidnapper certains hommes d’affaires tunisiens a ouvert la porte à de nombreuses réactions, surtout qu’un homme d’affaires, Fethi Dammak, est soupçonné d’être à la tête de cette bande.
Nombre de nos lecteurs nous ont demandé l’identité de l’homme d’affaires, ses origines et la nature de ses affaires.
Espacemanager a décidé, à cette occasion, de vous le présenter, surtout qu’il a visité nos locaux après la révolution, pour se présenter comme l’une des plus grandes victimes du régime déchu et particulièrement de Belhassen Trabelsi.
Homme d’affaires et promoteur immobilier, Fethi Dammak s’est dit être l’une des plus grandes victimes des Trabelsi. Il a estimé qu’il en a vu de toutes les couleurs: menaces de mort, intimidations, un million de dinars exigé pour le 26-26, matraque fiscale, blocage des crédits bancaires, parce qu’il n’a pas voulu selon ses dires associer Belhassen Trabelsi à son projet immobilier Carrefour Ennajeh à Chouchet Radès, en face du palais de justice et du gouvernorat de Ben Arous …
Dammak a certes eu des démêlés avec la justice et la municipalité de Mégrine qui ont retiré son permis de construction et démoli deux étages de son projet et l’ont sommé de débourser 475 mille dinars de frais de démolition, mais depuis l’année 2001 il a disparu de la circulation laissant son projet non achevé.
De nombreux procès ont été intentés contre lui à l’époque et il a été condamné à six mois de prison ferme.
Installé au Maroc, Fethi Dammak a été impliqué dans des affaires d’escroquerie dont l’une a été intentée par son ex-associé, l’homme d’affaires tunisien Salah Manai.
Dammak a par la suite trouvé refuge en France, avant de revenir en Tunisie après la révolution.
Rétabli dans ses droits, il a repris ses projets dans notre pays et particulièrement le projet immobilier Carrefour Ennajeh dont le coût est estimé à quelque 25 millions DT, couvrant 15 mille m2, et comprenant des résidences, des bureaux et un centre commercial, en plus des places de parking
Mais malgré sa campagne médiatique pour se présenter comme victime de l’ancien régime, Fethi Dammak n’a jamais été épargné par de nombreux journaux tunisiens dont particulièrement l’Audace et El Massa qui l’ont accusé de mille maux.
Pour se défendre des accusations de ces journaux, Dammak disait qu’il est victime de chantage de la part de ces médias et que leur responsable sont décidés à malmener et à salir sa réputation parce qu’il n’a pas voulu leur verser de l’argent. Son arrestation dans le cadre d’une aussi grave affaire risque de dévoiler de nombreux secrets.
B.M.K.
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