
Eluder les questions embarrassantes, caresser dans le sens du poil, parler pour ne rien dire et bien d’autres techniques de communication, ont aidé le mouvement Ennahdha dans sa campagne électorale. Seulement voilà, les tunisiens commencent à s’impatienter et veulent plus de clarté dans les discours.
Dans le journal télévisé du 30 novembre 20011 sur Wataniya 1, M. Samir Dilou, représentant du parti Ennahdha n’a toujours pas changé de discours et continue dans la langue de bois ! Ce langage, que M. Samir Dilou maîtrise à la perfection, commence à déranger les tunisiens.
Super Dilou, qui vient en sauveur à chaque fois qu’un acquis moderne de la Tunisie semble être remis en cause par les leaders d’Ennahdha (statut des femmes célibataires, Khilfa, adoption ,etc.), a de plus en plus de mal à convaincre les masses en cette période post-électorale.
Issu de la même école que son cheikh Rached Ghannouchi qui se limitait à dire que « les bars fermeront quand ils n’auront plus de clients » pour répondre une question concernant son opinion par rapport à la fermeture des bars en Tunisie, M. Samir Dilou en fait de même pour parler du Niqab.
En effet, pour l’affaire du niqab à l’université de la Manouba, et pour répondre à la question de la journaliste de Watanya 1 sur la position de Ennahdha, M. Samir Dilou se limite à dire qu’il s’agit d’une question qui mérite d’être posée et qu’il faut ouvrir le débat ! Pour l’agence TAP, M. Dilou n’est pas plus clair et dira que le mouvement Ennahdha estime « intempestif de discuter de la questions controversée de la tenue vestimentaire à l’intérieur ou à l’extérieur de l’université dans ces conditions extrêmement délicates avec les risques d’instrumentalisation politique » !!
En gardant la même stratégie de communication, Ennahdha oublie qu’elle n’est plus en campagne et qu’elle a remporté haut la main les élections et se doit donc de donner prendre des positions claires et donner des réponses aux tunisiens pour les rassurer.
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