Les belligérants ont incendié le poste de police et une voiture de patrouille ce qui a nécessité l’intervention d’importantes forces de sécurité afin de rétablir l’ordre et le calme. A cette situation de panique et d’anarchie les forces de l’ordre ont maitrisé la situation en utilisant du gaz lacrymogène.
Le calme rétabli au cours de la journée du jeudi, la route de Jebeniani et celle de Tunis ont été rouvertes à la circulation après leur fermeture par la partie qui s’oppose à l’organisation de telles élections.
Des divergences politiques sont à l’origine du conflit. En effet, des citoyens proches du mouvement Ennahdha ont exigé le renouvellement du bureau de l’association de développement, qui a vu ses activités gelées depuis la révolution du 14 janvier. Une situation qui a causé, de leur point de vue, des pertes considérables pour la région.
En contrepartie, plusieurs partisans des courants de gauche se sont opposés à la tenue de cette élection, arguant que « les cartes d’adhésion n’ont été distribués qu’aux partisans d’Ennahdha et non pas à toutes les parties », tout en réclamant une solution basée sur le consensus en tant qu’alternative au scrutin.
H. Ounelli
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