Invité par le premier ministère pour assister au discours de M. Béji Caid Essebsi au sujet de la situation générale dans le pays et les dossiers d’actualité », le Parti pour le progrès a décidé de ne pas assister à cette réunion considérant qu’elle est loin de répondre aux demandes réitérées par le Parti pour le progrès et d’autres partis à un dialogue politique réel durant la phase de transition.
Dans un communiqué rendu public, le Parti pour le progrès perçoit une démarche erronée qui consiste à classer le paysage politique en deux groupes. Un premier groupe de privilégiés, considéré comme des partenaires, ils sont écoutés, consultés et participent un tant soit peu à la prise de quelques décisions ; et un deuxième groupe, le reste, à qui on demande d’avaliser les décisions déjà prises et d’être l’alibi d’un large consensus.
Cette ingénierie politique est un message désastreux qu’envois le gouvernement provisoire garant du fragile consensus national, alors qu’il est censé être impartial et le plus honnête possible avec tous les acteurs. La démarche du gouvernement et des partis qui s’en accommodent en dit long sur les crédences démocratiques des uns et des autres, à la veille d’une chance historique pour réformer le cadre de la participation politique, reconfigurer notre architecture institutionnelle et réécrire les règles de jeu politique pour l’avenir.
Le Parti pour le progrès refuse d’être un décor dans un paysage politique recomposée par le gouvernement provisoire qui cherche à opposer à des partis de premier rang des partis de seconde zone, considérés avec mépris, stigmatisés à longueur de journée et qu’on associe pour avaliser des décisions toutes faites. On devrait presque s’excuser de ne pas avoir amassé des fortunes pour paraître crédible et pour peser dans les débats.
Cette image est provocante, insultante pour l’intelligence, loin de l’esprit de la révolution et fait planer le danger d’une négociation entre élite après avoir neutraliser le petit peuple.
Cette démarche évoque des images anciennes et traduit une culture politique d’une autre époque qui ne peut en aucun cas être une locomotive ni même une source d’inspiration pour le progrès politique. Elle est en rupture totale avec les aspirations à l’égalité, à la non discrimination et aux attentes de la nouvelle génération pour une participation citoyenne réelle, équitable dans la transparence et la redevabilité.
Le Parti pour le progrès exprime sa déception du gouvernement provisoire et l’appelle à revoir sa démarche tant qu’il est temps pour ne pas rater une chance historique d’arriver aux élections de l’assemblée constituante dans un climat de confiance, de coopération et de compétition équitable, tout en préservant l’intérêt général et créant les conditions d’une fierté nationale.
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