
Les militantes de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), ébranlées par la vague de viols de femmes, des atteintes et violations multiples de ses droits, de la précarité, du chômage et de la violence à l’encontre des plus âgées aux plus bas âges, ont décidé d’agir…
« Halte à toutes formes d’agressions contre les femmes ! Restons vigilantes ! » a lancé, mardi, une campagne de sensibilisation contre la violence sexuelle à l’égard des femmes et baptisée «Halte aux agressions sexuelles contre les femmes».
La recrudescence de la violence est bel et bien réelle. Artistes, journalistes, militantes et plus généralement les femmes actives dans l’espace public, ont été toutes agressées, et…. partout !
Dans les établissements scolaires pour remettre en cause la mixité ; dans les jardins d’enfants qui sont sans contrôle, ni institutionnellement, ni pédagogiquement et où le niqab des enseignantes et le hijab des petites filles sont jalousement revendiqués; dans les internats et les foyers des lycéennes et étudiantes où les descentes se multiplient; dans les moyens de transports, dans tous les espaces publics : harcèlement des femmes « laïques », intimidations et provocations.
« Nous considérons que ces violences, surtout sexuelles, émanent d’un système patriarcal, ici comme ailleurs, stigmatisant le corps des femmes en se l’appropriant et en le contrôlant et imprégnant toutes les institutions par ses représentations (police, justice, médicales, etc.) (…)
Fidèles à nos principes et constamment engagées dans la lutte contre les violences et les discriminations à l’égard des femmes, nous continuons à mener nos campagnes contre les violences sexuelles en application de notre attachement à l’universalité et l’indivisibilité des droits humains des femmes ». a souligné Ahlem Belhaj présidente de l’ATFD.
Pour L’ATFD, « il faudrait mettre en place une stratégie nationale de lutte contre la violence à l’encontre des femmes incluant une action au niveau des appareils sécuritaire, judiciaire et médical ».
Saida Garrach, militante des Droits de l’homme, a condamné les déclarations du ministère de l’Intérieur dans l’affaire de la jeune femme violée par les policiers en fustigeant «la mentalité prédominant depuis le 23 octobre 2011, une mentalité qui prône un discours contraire aux droits des femmes, et qui fait la promotion de l’infériorité de la femme».
Communiqué de l’ATFD
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