
Donner une nouvelle impulsion au dialogue et renforcer le partenariat entre la Tunisie et l’Union Européenne (UE) étaient les principales
recommandations énoncées dans le rapport d’évaluation des opérations d’aide budgétaire de la Commission européenne à la Tunisie entre 1996 et 2008.
Les auteurs du rapport, ont présenté, mercredi, à Tunis, les trois grandes recommandations essentielles. La première concerne le dialogue politique sur la consolidation du partenariat global et le »statut avancé », la deuxième recommandation préconise la poursuite et l’élargissement de l’appui de l’UE aux grandes réformes alors que la appelle les deux parties (Tunisie et UE) à mettre en place des espaces élargis de convergence en matière de gouvernance (justice, droits de l’Homme, médias…) conformément à l’accord d’association.
Après cette présentation M. Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur et chef de la délégation de l’UE à Tunis, qui s’exprimait à l’issue des travaux de ce séminaire d’évaluation a été clair dans ses propos.
Ce dernier a indiqué que l’UE œuvre à mettre en place un plan d’action pour soutenir le processus de démocratisation de la Tunisie, toutefois, ajoute-il, il est difficile de négocier avec un gouvernement provisoire un accord politique qui concerne, notamment l’octroi du statut avancé, a-t-il précisé.
Concernant l’absence de dynamique perceptible qui devrait caractériser la coopération entre les deux parties, en cette phase de transition que vit le pays, M. Koetsenruijter a affirmé que le gouvernement tunisien provisoire n’a pas encore désigné de représentants chargés de mener les négociations avec l’UE sur d’importants dossiers comme la libéralisation des services, de l’agriculture et l’Open sky.
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