Les conséquences d’un chantage virtuel peuvent bel et bien devenir tragiquement réelles. Un Brestois de 18 ans s’est suicidé il y a deux semaines après avoir été la cible d’un chantage organisé sur Internet révèle Ouest-France.
Comme de nombreux internautes, Gaulthier, en classe de terminale, se connecte à un site de rencontre coquines. Par webcam interposées, il se livre avec une jeune-femme à un striptease à la demande de cette dernière. Elle lui donne alors rendez-vous via Facebook. Le profil de la jeune-femme n’a ne compte aucun autre ami, mais elle prétend qu’elle vient juste de refaire celui-ci. C’est alors qu’elle commence à le menacer de montrer la vidéo compromettante du jeune-homme à ses parents. « Je vais détruire ta vie et diffuser la vidéo auprès de tous tes amis. » Prenant un malin plaisir à dérouler la liste des amis virtuels de Gaultier, elle commence à lui réclamer 200€ en échange de la suppresison de la vidéo. Elle va même jusqu’à envoyer un sms au cousin du jeune-homme.
Le 10 octobre, le jeune-homme sera retrouvé pendu à son abris de jardin, et déclaré mort après une semaine passée à l’hôpital. Aujourd’hui, ses parents tiennent à témoigner pour éviter que ce genre de drames ne se reproduisent. « Tout cela s’est passé sous notre toit, cela nous fait mal. À l’endroit où nous pensions que nos enfants étaient en sécurité. » Désormais, ils ont instauré de nouvelles règles. « Téléphones portables et télévision sont proscrits à l’heure des repas. »
Une enquête a été ouverte par les services de police de Brest. L’origine des messages a été tracée grâce à l’adresse IP de l’ordinateur. Résultat? Les corbeaux seraient situés en Côte d’Ivoire, installés dans un cybercafé. Il sera difficile, voire « impossible », selon François Dressen du parquet de Brest, de retrouver le ou les auteurs de ce cyber-harcèlement.
AFP
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