Au début de la cérémonie, plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune pour souligner l'importance de cetteréalisation qualifiée par le ministre du Pétrole Amir al-Aydarous du "plus important projet économique dans l'histoire contemporaine du Yémen".
Le Pdg de la YNLG, François Rafin, a quant à lui souligné qu'en plus des 10.000 emplois créés, le projet va générer sur 25 ans entre 30 et 40 milliards de dollars de revenus pour le trésor yéménite.
Le Yémen est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Situé dans le sud de la péninsule arabique, il n'est qu'un producteur mineur de pétrole: l'an dernier, cette production n'a pas dépassé les 300.000 barils de brut par jour, et elle est en régression d'environ 5% par an. Ses réserves de gaz naturel prouvées sont de quelque 259 milliards de m3.
Une fois le projet achevé, les exportations de GNL du pays équivaudront à 180.000 barils de pétrole par jour, selon des responsables de YNLG.
Dans un bref discours lors de la cérémonie, le président Saleh n'a pas manqué d'évoquer la situation générale dans le pays confronté à une rébellion dans le nord et à une contestation parfois violente dans le sud, de même qu'à des attaques d'Al-Qaïda.
"C'est un important projet stratégique et il est bon que ce projet n'a pas été perturbé", a-t-il en référence aux habitants des provinces de Chabwa et Maarib où le gaz est extrait et transformé.
"Les habitants de ces deux provinces ont collaboré avec nous et n'ont pas perturbé le projet", a-t-il ajouté, soulignant que "la richesse qu'il génère profitera à tous les Yéménites".
Pendant les années d'exécution, aucune attaque significative n'a été dirigée contre les installations ou le personnel du projet alors que les prises d'otages sont fréquentes dans cette partie du pays.
Discussion about this post