
Des centaines de policiers ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer une protection par la loi de tous les corps de sécurité, après l’assassinat présumé d’un des leurs dans la région de Kairouan.
A l’appel du Syndicat des forces de sécurité intérieure (SFSI), ce rassemblement visait à attirer l’attention du pouvoir sur « les dangers qui menacent les agents de l’ordre ».
« Les policiers, les gendarmes, les gardiens de prison, les douaniers et le corps de la sécurité présidentielle appellent à leur protection », indiquait une banderole. Les manifestants portaient des portraits de policiers « martyrs » de la révolution ou des photos de postes de police incendiés.
Le Syndicat de forces de sécurité intérieure a accusé dans une déclaration le ministre de l’Intérieur de « se dérober » à ses responsabilités alors que ses subordonnés sont « victimes de liquidation physique ». Il faisait allusion à la mort de Jalloul Issaoui, un policier tué mercredi par un ex-détenu près de Kairouan.
Fin avril, deux agents ont été condamnés à 20 ans de prison chacun pour la mort par balle d’un jeune civil à Kerkennah durant la révolution, un jugement ayant provoqué la colère des syndicats de la police qui ont dénoncé des « condamnations sans preuve par la justice militaire dans des procès politiques et populistes ».
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