Lors d’une conférence scientifique organisée, samedi, par le mouvement Ettajdid, à laquelle a été convié M. Yadh Ben Achour, président de la
commission de la réforme politique et de la transition démocratique, ce dernier a appelé tous les tunisiens à apporter leur contribution en vue de la consécration des fondements d’une nouvelle étape, fondée sur la démocratie, conformément aux objectifs de la révolution tunisienne et dans le respect des sacrifices consentis par les martyrs.
M. Ben Achour a rappelé, que la commission qu’il préside a pour mission de réviser le système juridique qui a permis à l’ancien régime d’opprimer le peuple et de le manipuler durant plus de deux décennies. Cette commission, a-t-il dit constitue un point de passage obligé permettant de transiter d’un régime totalitaire à un régime démocratique.
Il a relevé que les manœuvres frauduleuses et mensongères étaient un moyen de gouvernement de l’ancien régime, notamment au plan juridique. La Constitution, a-t-il précisé, est devenue un instrument de manipulation entre les mains du pouvoir ajoutant que la révolution a permis de rompre avec ce passé sombre.
Il a appelé l’ensemble des tunisiens à s’impliquer davantage dans l’édification de l’avenir auquel aspirent tous les tunisiens et tunisiennes ainsi que les partis politiques et les organisations sur la base de l’honnêteté, de la transparence et de la participation.
Pour ce qui est de l’avenir politique du pays et des attentes du peuple s’agissant de la la nature du nouveau régime politique, qu’il soit présidentiel ou parlementaire, le Professeur Ben Achour a indiqué, qu’il est primordial aujourd’hui d’instaurer un régime démocratique effectif dans lequel les partis, les sensibilités politiques et les composantes de la société civile assument un rôle essentiel en vue d’instaurer un climat de consensus national.
L’opinion publique semble opter, a-t-il précisé, pour un régime parlementaire et une Assemblée constituante chargée d’élaborer une nouvelle constitution. Il a ajouté que la commission de la réforme politique veillera à répondre aux attentes du peuple.
Le conférencier a exhorté les partis et les composantes de la société civile à ne pas être intransigeant quant aux moyens permettant d’instaurer la démocratie dans le pays, ajoutant que « certains pays voisins complotent contre la révolution tunisienne et souhaitent son échec d’autant plus que cette révolution s’est propagée dans plusieurs autres pays, encourageant les peuples à prendre leur destin en main ».
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