Mark Toner, vice-porte-parole du département d’Etat, a déclaré vendredi que les Etats-Unis frapperaient de nouveau là où Daesh mettrait les pieds. Notre stratégie, a-t-il ajouté, n’est pas de les combattre uniquement en Syrie ou en Irak. Nous frapperons là où la sécurité nationale des Etats-Unis est menacée a-t-il dit.
Le vice-porte-parole du département d’Etat a ajouté que l’aviation américaine bombarderait Daesh et les groupes affiliés en Libyie tant que ces groupes y sont actifs. Il a expliqué que son pays agirait dans ce sens en attendant qu’un gouvernement unifié contrôle tout le territoire. Dans ce cas, a-t-il ajouté, nous travaillerons avec lui pour lui donner les capacités lui permettant de combattre Daesh.
Toner a expliqué que la frappe de Sabrata ne constituait pas l’ouverture d’un nouveau front mais la continuité de la politique américaine depuis le 11 septembre.
Le spécialiste de l’Afrique Bernard Lugan estime que si les Etats-Unis ont frappé la ville de Sabrata, qui n’est pas contrôlée par Daesh mais par les milices Fajr Libya, c’est qu’il y a une porosité entre toutes les milices salafistes et que la situation libyenne est beaucoup plus compliquée et beaucoup plus dangereuse que ce que l’on pensait auparavant.
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