« Cette annonce est survenue au moment où plus de 3.000 personnes manifestaient à Tunis à l’appel d’Ennahda pour désavouer M. Jebali, numéro deux du parti, qui avait exprimé dès mercredi, jour du meurtre, son souhait d’un tel cabinet refusé par la direction du parti.
La manifestation a vilipendé aussi « l’ingérence » de la France après les propos du ministre de l’Intérieur Manuel Valls qui a dénoncé un « fascisme islamiste » en commentant l’assassinat de l’opposant dont les proches ont pointé du doigt Ennahda. »
L’auteur a indiqué par ailleurs que ces développements risquent d’enfoncer encore plus le pays dans la crise, Ennahda ne parvenant pas depuis des mois à s’accorder avec ses alliés laïcs, dont le président Moncef Marzouki, sur un remaniement gouvernemental, et l’insécurité et les conflits sociaux se multipliant.
« Je présenterai l’équipe au plus tard au milieu de la semaine prochaine. Si elle est acceptée je continuerai à assumer mes fonctions, à défaut, je demanderai au président de chercher un autre candidat pour former un nouveau cabinet », a dit M. Jebali .
….Il a ensuite souligné à l’antenne de la chaîne France 24 que « tous les ministres seront des indépendants, y compris à l’Intérieur, la Justice et aux Affaires étrangères », alors qu’Ennahdha refuse de renoncer à ces ministères clés.
…Le Premier ministre a souligné que son initiative visait à empêcher que le pays « bascule dans le chaos et l’irrationnel », avant de lancer à ses détracteurs: « Quelle alternative? La loi de la jungle? ».
C’est la première fois que M. Jebali évoque sa démission. Les divisions au sein du parti opposent les modérés dont il fait partie et une frange radicale rangée derrière le chef Rached Ghannouchi. »
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