
Depuis l’annonce de l’échec du dialogue national, les signes indiquant l’existence d’une fracture au sein de l’Union Pour la Tunisie ne cessent de se multiplier.
Le fameux communiqué édité au nom de l’Union sans le consentement de tous les partis de la coalition, puis les déclarations des porte-parole de Nidaa Tounes Ridha Belhaj et du Front populaire Hamma Hammami qui ont affirmé que la réunion qui a précédé l’édition du communiqué en question, s’est faite en présence des principaux partis de l’UPL n’ont fait qu’envenimer plus la situation et vexer les autres partis qui se sont sentis persiflés.
Leurs réactions n’ont pas tardé dans ce sens et nous croyons savoir qu’une importante réunion vient d’avoir lieu entre les dirigeants d’Al Joumhouri, Al Massar, le parti du travail patriotique et démocratique et le parti socialiste, afin de traiter des dépassements commis par Nidaa Tounes et le Front Populaire et des mesures à prendre pour sauver la coalition.
Selon certaines sources, cette « chaude » réunion s’est soldée par l’envoi d’une lettre de mise en garde et de demande d’explication au Président de Nidaa Tounes Béji Caïd Essebssi.
Les partis concernés se sont déclarés indignés de certaines positions qui ont nui à la coalition et qui se sont répercutées sur le rendement de l’UPL.
Ils ont semble t-il rappelé à Béji Caïd Essebssi qu’une réunion a été programmée pour étudier la position commune à prendre concernant l’issue du dialogue national, mais ils ont été surpris par l’absence des représentants des Nidaa Tounes, avant de se voir surprendre de nouveau par le contenu d’un communiqué édité suite à une réunion à laquelle ils n’ont pas pris part.
Selon les indiscrétions, les partis en question ont rappelé à BCE qu’ils estiment que le contenu ne les engage pas, parce qu’ils ne l’approuvent pas étant donné qu’il exprime une position politique non consensuelle.
Il parait dans le même sens que les partis signataires ont demandé à Béji Caïd Essebssi de tirer les choses au clair et de préciser la réelle position de son parti face à ces manœuvres surprenantes.
Tout en réitérant leur attachement à la continuité de l’union pour la Tunisie, Al Joumhouri, Al Massar, le parti socialiste et le parti du travail ont rappelé que la situation du pays nécessite des compromis urgents.
Discussion about this post