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L’Elite tunisienne à la veille des élections: Entre le mal et le pire, ou à la recherche du temps perdu ?

14 décembre 2014
in Chroniques
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L’Elite,simplement réduite à une partie des plus instruits en Tunisie, était marginalisée, sinon exclue de la négociation du devenir du pays depuis le 14. Comme auteur et victime de cette marginalisation, il semble qu’elle a raté l’occasion historique de jouer un rôle fédérateur dans l’édification d’une Tunisie nouvelle et d’assurer le non-retour à la case-départ, comme c’est le cas de la majorité des expériences dans le monde. Cependant, le 21 Décembre 2014 elle sera appelée aux urnes pour prendre part de l’action démocratique. Il semble qu’elle n’aura pas la chance de récupérer le temps perdu. 
 
I- L’Elite, auteur et victime d’un contexte défavorable
 
L’actuelle position inconfortable de l’Elite est le résultat de facteurs structurels. Il s’agit d’abord du profil de l’ancien régime qui ne permettait point l’apparition de leaders que ce soit par l’oppression donnant raison à la ‘’perpétuité de l’Etat’’, la culture plate sur fond d’intimidation et‘’punition’’, l’enseignement soft produisant un corps professoral réduit au statut du fonctionnaire d’Etat, et la propagande dont l’acteur principal est souvent le citoyen moyen.
 
C’est le sort de tout parti au pouvoir dépourvu de projet de société cohérent, glissant alors vers les mesures sécuritaires dès les premiers signes de menaces. De leur part, les individus faisant partie d’Elite, n’étant pas systématiquement soutenus par des organes corporatifs (des syndicats, des partis politiques, des associations,..) s’étaient trouvés traités séparément et agir par conséquent de manière à ne pas courir le risque d’initiatives quelconques pouvant même couter leur intégrité physique. 
 
1. Structure défavorable et fracture intergénérationnelle:
Vingt-trois ans étaient ainsi suffisants pour la genèse d’une génération réfutant les concepts multidimensionnels,(ayant construitun système de langage dense des années 70’ et 80’), mais ayant l’accès à des références multiples, pas prête à revivre les ennuiset les situations précaires d’auparavant, et ayant une capacité impressionnante de s’adapter à des situations atypiques. Ceci est en dépit d’un rôle assez timide joué par quelques ‘’aînés’’, affectés par le syndrome de Peter Pan, dans la perpétuité des valeurs de l’Intellectuelà réflexion suivie de l’action, prôné par J.P. Sartre. Au contraire, quelques-uns des plus instruits et non représentatifs, ont adhéré au processus du blocage de la transition en menant des propos indignes de la position que la société leur a offerte. Ainsi, des propos couvrant d’injures les Politiques dans leur paraître et intimité, et des positions compassionnées ont été tenues. 
 
2. De la légèreté de l’âme ?:
 Nous avons assisté à une déloyauté scientifique chez peu d’instruits mais influents à travers une prétendue analyse de la conjoncture: ainsi, la relance économique de 2012, n’était qu’un ‘’rebond statistique’’ ou ‘’technique’’,  si ce n’était dû seulement à la politique monétaire et non celle budgétaire, (ce qui est à notre sens impossible à en établir rigoureusement la distinction), et que la dépréciation du dinar était due à la ‘’cacophonie institutionnelle’’ (soit un concept étrange au monde de l’Economique)et bizarrement au ‘’rôle joué par les salafistes’’, ce qui est faux ! … Ces ‘’aînés’’ s’opposent aussi à toute lecture critique scientifique de la conjoncture en la personnalisant et en la prenant pour ‘’un dépassement moral’’ et ‘’ un défaut de corporatisme’’.Ils se transformant donc ostentatoirement en faux tuteurs.Mais, en même temps, le défaut d’alternatives en était le corollaire, laissant ainsi la porte ouverte aux non-spécialistes et manipulateurs de se loger à la même enseigne que la vraie Elite. 
 
3- La nature a horreur du vide :
Des confusions entre le Structurel et le Conjoncturel, le Légitime et le Légal, le Nécessaires et le Superflu, le Formel et le Profond… se sont nées chez le citoyen lambda qui a commencé tôt à perdre confiance dans les Politiques et les Faiseurs d’opinions qui, ces derniers, ont réussi à généraliser tant soit peu le sentiment du regret et la nostalgie à la période pré -14. En fait, ils ne savent pas combien auraient-ilsaidéles acteurs de l’ancien régime à la normalisation de leur retour à la seine publique après avoir été chassés, sans évoquer les ‘’petits free riders’’ quipapillonnent à travers les groupes de pression (associations, syndicat, ou réseaux,..) et qui ont fini par leur adhésion déguisée à l’équipe de l’ancien régime… 
 
Dans le prolongement des facteurs structurels, ceux occasionnels de l’exclusion-marginalisation de l’Elite sont une réponse à la manière très discutable, timide et non-savante dont les parties prenantes ont traité la transition, laissant ainsi la porte grande ouverte au risque de renversement. Par ailleurs, d’autres intellectuels faisant partie de l’Elite ont préféré se désactiver et d’autres avaient fait de leur mieux pour participer au processus de la transition, mais leurs actions étaient diluées dans le marasme sociopolitique et l’industrie de l’opinion dont le pays était le théâtre trois ans durant. 
Mais l’élément essentiel du dépassement de l’Elite par les évènements est le caractère sur-politisé de la transition, dont les stratégies de positionnement autour de la rente sociale et les sont analysées dans la section suivante.
 
II- L’Elite: Clivages d’antagonismes multiples et Temps déjà perdu
 
Le caractère sur-politisé de la période post-14, à fort contenu d’Idéologie, a exclu l’Elite des coalitions et des stratégies. Toujours dans le contexte d’antagonisme entre classe richissime et population paupérisé, l’Elite s’est trouvée pendant cette transition tiraillée entre un système de langage inhabituel, imprécis et plat d’une part, et d’autre part des manifestations politiciennes explicites opposant artificiellement etalternativement (1) deux identités, arabo-musulmane et berbère/carthaginoise/méditerranéenne,… (2) deux modes de sociétés, laïc et conservateur,  (3)deux principales tendances politiques, la Droite et la Gauche, (4) deux perceptions, celle d’institutions nouvelles et celle de la continuité de l’Etat, (5) deux sorts, l’échec consommé  et la réussite anticipée, et (6) deux forces de sens opposés, les révolutionnaires voulant rompre avec le passé, et les réactionnaires qui amoindrissent le risque de renversement et ne manifestent aucun problème particulier à l’égard de la persistance de la symbolique antérieure. 
 
Indépendamment du caractère non-réel de la majorité de ces typologies, car en dehors de l’histoire, notons que chacune de ces cinq oppositions permet quand-même à chaque citoyen de choisir un camp. A l’état où  l’on est, les oppositions qui semblent dominer les discours antagoniques sont variables en fonction de l’évolution des rapports de forces politiques et des stratégies. Ceci est d’autant plus évident que l’on se rapproche des élections du 21.
La cartographie politique dessinée sur la base des résultats des derniers résultats électoraux permet de tracer le tableau suivant envisageant des situations électorales hypothétiques extrêmes au second tour:
 
Ce tableau montre les résultats des élections selon la réalisation des objectifs du discours politique ainsi que les coalitions possibles. Il permet de dévoiler les mots clefs construisant le discours de chaque candidat à la présidence. En effet, ces discours et donc ces coalitions ne sont pas sans être l’image des résultats statistiques du premier tour. Si l’antagonisme politisé oppose ceux de l’ancien régime de Ben Ali (Musatapha Kamel Nabli, Béji Caïd Essebsi, Kamel Morjene, Mondher Znïdi,..) à ceux de la révolution ou voulant un nouveau régime (Moncef Marzouki, Hechmi Hamdi, Hamma Hamami,..) Sans aucune coalition, il est clair que l’ancien régime serait vaincu.  Ceci est en faveur de la conclusion selon laquelle la majorité des tunisiens ne voulant plus de la dictature n’est pas écrasante (42.2% Vs. 56.1%) au vu du taux de participation.
 
Toute manœuvre politique, économique, artistique ou culturelle ayant pour effet de contrarier ce rêve, serait source de renversement. 
 
A cause de la supériorité de la Laïcité-réussite anticipée sur l’Islam Politique-Echec, (57.1%Vs. 42.9%)la construction du discours du candidat de l’ancien régime met en avant des vocables creux comme le risque de l’Islam Politique, le terrorisme,  le caractère civil et le prestige de l’Etat,l’échec de la Troïka, le besoin de compétences, et le ‘’risque nul’’ de renversement ! Ceci est dans le prolongement de l’industrie de l’opinion axée sur le dénigrement et la critique d’autrui. Des documentaires non-contextualisés sur la pauvreté en Tunisie, l’anniversaire des évènements de Sialna, ou de la Place de Mohamed Ali…ne peuvent avoir comme leitmotive qu’électoral.  Par ailleurs, quand BCE n’a pas exhaussé le vœu de Nahdha par des excuses pour ses propos violents et impertinents, c’était dans la perspective de placer l’antagonisme dans le clivage Islam politique-échec Vs. laïcité et réussite anticipée, en annonçant qu’elle ne sera pas son allié surtout que Nida se présentedès le début comme l’Alternative. 
 
Faisons remarquer aussi que l’arsenal médiatique soutenant Nida reprend toujours les mêmes mots clefs (cités plus haut) même dans un programme sur le festival de Carthage. Ses animateurs, offrent toujours l’occasion aux adeptes de l’ancien régime la possibilité de répondre aux critiques souvent ponctuelles véhiculées par les réseaux sociaux ou par l’autre concurrent pouvant dévoiler leur intention de reproduire au mieux à l’identique les règnes d’autrefois. 
 
De l’autre côté, le bloc ‘’ Nouveau régime’’, évite de se placer dans le clivage imposé médiatiquement par Nida, pour évoquer des dossiers profond au risque de ne pas intéresser les jeunes électeurs, les analphabètes politiquement et les apolitiques, ou exigeant un background pour comprendre l’enjeu du retour des acteurs de l’ancien régime, ou de la justice ou des acquis de la révolution. Pourtant, il arrive à mobiliser une masse électorale importante tout en bénéficiant de l’incapacité des leaders des partis alliés à BCE (HH, S.Riahi,..) ou aussi ceux de la Nahdha à maitriser les choix de leurs adhérents et sympathisants. 
 
Dans ce contexte, l’Elite silencieuse ou dans l’expectative, sera divisée entre le désir de finir avec cette transition, et le souhait de ne plus revenir en arrière. Ayant manqué de prospection et de veille stratégique, son poids sera encore une fois insignifiant.
 
Ali Chebbi (Professeur des Universités Tunisiennes)
 
 Voir la ‘’ Note de Conjoncture de Février 2012, INS.
 Il s’agit de MKN, en Juillet 2012, http://www.youtube.com/watch?v=gvQSMqc7bz8
 Voir par exemple l’article du ‘’ Professeur en Economie’’ ML : http://directinfo.webmanagercenter.com/2013/05/15/tunisie-economie-la-situation-economique-se-complique-davantage-mais-nest-pas-catastrophique/, L’autre article expliquant evoquant les salafistes dans l’analyse de la détérioration du Dinar est sortie en version papier in L’Economiste Maghrébin.
 Voir notre analyse des risques inhérents aux transitions in http://www.espacemanager.com/de-la-transition-institutionnelle-en-tunisie-entre-optimisme-et-risque-de-renversement.html
 
 
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