
Le rapport de la Cour des comptes sur le financement de la campagne électorale pour les élections du 23 octobre 2011, remis récemment au président provisoire de la République, Moncef Marzouki, au président du gouvernement, Hamadi Jebali, et au président de l’Assemblée nationale Constituante, Mustapha Ben Jaâfar, a révélé plusieurs surprises.
De nombreux partis politiques n’ont pas encore remis leurs comptes à la Cour des comptes, et ce ne sont pas seulement les listes indépendantes ou les partis politiques qui n’ont pas réussi à glaner les 3% de voix requises les dispensant de restituer à l’Etat les sommes dont ils ont bénéficié pour financer leur campagne.
Le rapport présenté par Abdelkader Zgolli, président de la Cour des comptes, montre que cinq partis politiques ayant remporté des sièges au sein de la Constituante n’ont jusqu’à présent pas remis leurs bilans à la Cour des comptes.
Parmi ces partis, figure le CPR, l’une des composantes de la Troïka au pouvoir. Le CPR qui est aussi le parti du président provisoire de la République, Dr Moncef Marzouki, qui a rappelons-le basé sa campagne électorale sur des attaques dénonçant le recours par certains autres partis politiques au financement sale. Financement sale provenant de certains hommes d’affaires proches de l’ancien régime, qui voulaient se procurer une nouvelle virginité.
Le paradoxe, c’est que le parti qui s’était autoproclamé champion de la transparence se retrouve condamné à payer une amende de l’ordre de 5000 dinars qu’il est obligé de payer dans un délai maximum de deux mois.
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