Habib Haddad, président de l’observatoire, a affirmé que ce projet présente autant de points positifs que de négatifs, lors d’une journée d’étude sur « les libertés, l’Etat et la religion dans le projet de brouillon de la Constitution », organisée samedi 22 septembre à Tunis.
S’agissant des points négatifs, il a essentiellement cité la question des droits de l’Homme « qui ne se réfèrent pas dans la Constitution, à un texte législatif clair ».
Les droits de la femme sont également un « point faible » du projet puisque non explicitement garantis par la loi. L’égalité homme-femme doit être inscrite dans la Constitution et le terme « droits de la femme » doit être lié aux lois promulguées en sa faveur depuis l’indépendance, a-t-il encore insisté.
S’agissant de la question du sacré et sa préservation dans la Constitution, il a critiqué l’usage de l’expression « l’Etat préserve la religion » dans l’article 4 des principes généraux, estimant que « la religion est bien plus grande pour être protégée par l’Etat ». Il serait plus judicieux de mentionner « l’Etat protège les rites religieux » en englobant les minorités religieuses, a-t-il encore préconisé.
« L’Etat préserve le sacré » peut également avoir un côté positif, a-t-il nuancé, « puisqu’il monopolisera cette protection et fermera la porte devant tous ceux qui apprécieront à leur manière la protection du sacré ».
Il a dans ce sens proposé la modification suivante: « L’Etat protège le sacré dans le cadre de la loi et dans le respect des principes de tolérance et de modération ».
TAP
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