Une conférence de presse a été tenue vendredi matin pour annoncer la création de l’Union tunisienne des jeunes travailleurs (Utjt).
Lors de ce rendez-vous, célébrant le lancement de la nouvelle organisation ouvrière, la quatrième sur la scène syndicale, son secrétaire général, M. Chedly Hammas, accompagné des membres du bureau exécutif de l’Utjt, a présenté ce nouveau né, avant d’annoncer les grandes lignes et les orientations générales de ladite union. A l’ordre du jour, trois points fondamentaux se rapportant à la présentation l’Utjt : l’immigration clandestine et l’organisation prévue d’un concert à l’Hôtel de Ville de Tunis.
Selon son SG, l’Utjt est déjà parvenue à mobiliser, des milliers de jeunes adhérents, formant, ainsi, son premier noyau dur. En cette phase de démarrage, l’union vient de parachever l’installation de ses structures de base et ses bureaux régionaux à Ben Arous, à l’Ariana et à Tunis. Sans pour autant oublier la création des syndicats de base relevant de Tunisair, de la Transtu et d’autres sociétés de transport de marchandises. Et les préparatifs vont bon train pour mettre en place une nouvelle représentation à Kébili, où l’on compte enregistrer un flux massif des jeunes désirant, volontiers, y adhérer. «Leur nombre pourrait, ainsi, atteindre des milliers…», prévoit-il. Et de poursuivre que cette union, qui s’inscrit dans le prolongement de la pluralité syndicale, aux côtés de l’Ugtt, de la Cgtt et de l’UTT, vient faire la différence, étant donné qu’elle s’oriente exclusivement vers la catégorie jeune pour être constamment à son écoute. Soit 80 % de ses affiliés sont des jeunes, selon ses dires. «Notre premier congrès verra une participation à moitié des jeunes adhérents, tandis que le second leur sera entièrement réservé», a-t-il, encore, affirmé, insistant sur le principe de l’alternance aux postes de direction.
L’objectif primordial est de défendre les droits des ouvriers, mais aussi d’offrir aux sans-emploi les atouts d’un travail digne et décent. «Nous nous engageons à faire de notre mieux pour garantir à cette catégorie les potentialités d’intégration professionnelle », a-t-il conclu, interpellant le gouvernement en vue d’optimiser le pluralisme syndical et donner à l’Utjt la chance d’agir sur le terrain et de contribuer, en partie, aux rounds de négociations sociales.
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