
Les autorités tunisiennes ont décidé d’autoriser les enquêteurs du FBI d’accéder à un détenu islamiste soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’attentat du 11 septembre 2012 du consulat américain à Benghazi, en Libye.
En vertu d’un accord entre la Tunisie et les Etats-Unis, les enquêteurs américains seront autorisés à s’entretenir avec Ali Harzi sous la supervision de responsables tunisiens.
L’arrangement a été rendu public dans une déclaration écrite publiée vendredi 2 novembre par deux sénateurs américains républicains, Saxby Chambliss, vice-président de la commission du renseignement du Sénat, et Lindsey Graham, membre éminent de la commission sénatoriale des services armés.
Les deux sénateurs ont également affirmé qu’il était «regrettable» que la conclusion de l’accord «ait pris un certain temps», mais estiment que cet arrangement permettra aux enquêteurs américains d’avancer «dans nos efforts pour trouver les auteurs de l’attaque de la Benghazi».
Lindsey Graham avait écrit, la semaine dernière, au gouvernement tunisien pour demander à interroger Ali Harzi. De son côté, Chambliss a exhorté le FBI à demander l’accès au suspect ainsi qu’à d’autres détenus qui pourraient êtres en relation avec l’attentat de Benghazi.
Une source du gouvernement américain a déclaré qu’il était possible que la pression des sénateurs ait aidé à convaincre les Tunisiens de permettre aux enquêteurs du FBI d’interroger Harzi, qui avait été arrêté en Turquie en octobre avant d’être extradé vers la Tunisie.
Des sources américaines ont déclaré que Harzi est soupçonné d’avoir participé aux attentats de Benghazi dans lequel Christopher Stevens, l’ambassadeur américain en Libye, et trois autres responsables américains ont été tués. Son rôle précis dans les attaques n’était pas clair, selon ces responsables, et il n’y avait aucune preuve qu’il était un chef de file dans ces attaques.
Selon le site The Daily Beast, le 23 octobre, peu de temps après les attaques de Benghazi, Harzi a publié une mise à jour sur les combats sur un site de médias sociaux non précisé. La même source indique que cette information était l’un des premiers indices pour les agences de renseignement sur cette affaire.
Reuters
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