
Que reste-t-il du CPR? Est-ce que ce parti est bel et bien fini ? Pourra-t-il rebondir à travers le prolongement de son alliance avec Ennahdha ou ralliera-t-il l’opposition progressiste ou laïque qui convient plus avec son idéologie ?
Est-ce qu’il privilégiera l’intérêt du parti ou uniquement l’intérêt de son fondateur Moncef Marzouki qui n’a aucun avenir politique sans les alliances et est ce dernier continuera à se jeter dans les bras d’Ennahdha pour espérer au moins avoir une chance de se présenter à la Présidentielle ou est ce qu’il courtisera le soutien d’autres partis moins forts ?
Ce sont quelques unes des questions qui ne cessent de se poser par les observateurs soucieux de connaitre la future orientation d’un parti qui se trouve plus que jamais à la croisée des chemins.
Il est clair dans ce sens que le CPR et particulièrement Marzouki n’aurait jamais atteint ce statut sans le soutien d’Ennahdha. Mais les données ont bel et bien changé.
Marzouki qui n’a pas digéré sa mise à l’écart lors de la prise des décisions importantes, peut bel et bien se retourner contre ceux qui lui ont offert la Présidence sur un plateau. Alors que du coté d’Ennahdha certains ne sont pas du tout satisfait des positions de l’actuel locataire du Palais de Carthage qu’il accuse de trahison avec les laïcs et les partis de gauche. Ceux qui sont de cet avis s’opposent à une prochaine alliance avec un CPR implosé et un Marzouki de plus en plus impopulaire.
Il est vrai dans ce sens que l’implosion de ce parti qui a démarré tout juste après les élections n’en finit pas. Après la sortie du groupe d’Abdraouf Ayadi qui a constitué le mouvement Wafa qui connait à son tour l’implosion ! le CPR a été très fragilisé par le départ du clan Abbou qui présentait pourtant les rares voix de la logique et de la sagesse dans ce parti.
Face à cette situation la député à l’Assemblée nationale constituante Samia Abbou a estimé que le Congrès pour la République, est bel et bien fini à cause des erreurs de ses dirigeants et des retombées de son alliance avec Ennahdha
La tache du nouveau Secrétaire Générale de ce parti, Imed Daïmi risque de s’avérer très difficile surtout que l’ex chef du cabinet de Marzouki, ne sait pas sur quel pied danser.
Accusé d’être proche d’Ennahdha et surnommé même « Nahdhaoui light », Daïmi semble se perdre en voulant prouver à l’opposition qu’il a pris de l’écart des islamistes. En somme, la situation au CPR est difficile et les prochains jours risquent d’être décisifs pour l’avenir de ce parti.
B.M.K.
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