
Plus que jamais conscient que ses rapports conflictuels avec les médias ne peuvent être que nuisibles non seulement à son image,
mais aussi à l’équilibre du pays, le Parti Ennahdha a décidé de changer de tactique avec la presse tunisienne. Une opération de rapprochement avec les leaders d’opinions dans le domaine de la presse a été, dans ce sens, entamée depuis quelques jours avec en clé un débat sincère et très fructueux entre le Président du Parti Rached Gannouchi et une trentaine de directeurs de médias tunisiens.
Attentif, Gannouchi a d’abord donné la parole aux responsables des médias et a accepté toutes les critiques aussi virulentes soient-elles ; que ce soit par rapport à la relation de son parti avec la presse ou même par rapport à sa politique générale. Se voulant rassurant, Gannouchi a par la suite admis que son Parti a certainement commis des erreurs indiquant qu’il accepte toutes les critiques et qu’il n’a aucun problème avec les journalistes, bien que certains aient transformé leurs médias en projets politiques anti Ennahdha.
A cette occasion, le leader du parti islamiste a appelé à l’apaisement et à la retenue, soulignant que les responsables de son parti et la presse doivent faire preuve de respect mutuel et de patience, étant donné que « nous sommes juste en 2ème année démocratie, et nous avons tous encore à apprendre… ». S’adressant à Nasserddine Ben Saïda, directeur du journal et du site Ettounissia, qui a été emprisonné suite à la fameuse affaire de la photo du mannequin, Gannouchi a indiqué que son parti est contre toute peine corporelle pour les journalistes.
D’un autre côté, le leader d’Ennahdha a rappelé que son parti assurera que la liberté de la presse soit mentionnée dans la nouvelle constitution de la Tunisie.
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