
Autant l’histoire ancienne que l’histoire contemporaine, nous enseigne les crimes commis au nom de la Justice, contre les caciques des régimes
vaincus par tout changement politique. Et ce, quelque soient, les causes et les effets, la légitimité des uns, la légitimité et le devenir des autres. La Morale et toutes les religions s’accordent toutes, à glorifier la grande vertu, qu’est le Pardon.
Seulement, pour se donner bonne conscience, et ou, pour satisfaire à un besoin de populisme primaire, certains, n’hésitent pas à sacrifier l’honneur d’autrui. Ils sacrifient par là même, la stabilité du pays.
N’en déplaise, à certains, ils vont jusqu’à risquer de faire avorter le redressement économique du Pays. Le tout, au vil prix d’une volonté délibérée de revanche inopportune. Au nom de la Justice, comment peuvent-ils appeler à une injustice. Comment osent-ils prôner une criminalité passive. Comment peuvent-ils se permettre d’hypothéquer l’avenir de la Tunisie.
À l’heure où s’obscurcit, dans certains pays, l’héritage des printemps arabes, où la Syrie reste plongée dans la violence, où le Maroc est un exemple rassurant pour les diplomaties étrangères. C’est un message de «confiance» que nous nous devons d’envoyer au Monde qui nous observe et à l’ensemble du Peuple Tunisien qui nous a élus.
Nous nous devons de nous mettre au travail de manière « apaisée ». Prenons du recul. Traitons les sujets avec une certaine « sagesse », que ne motive que l’intérêt de l’Etat, de la République et des millions de demandeurs d’emploi et de « laissés pour compte ».
Certes, même si tout n’est pas parfait, on se doit de positiver en considérant le chemin parcouru, et les grandes réalisations faites et celles à faire. On se doit de nous féliciter d’une certaine paix intérieure relative et opter pour « UN PEUPLE QUI TRAVAILLE », une Administration qui fonctionne, et fonctionne bien.
Il est temps que nos Hommes d’Affaire, nos Industriels puissent travailler dans la sérénité, sans rien craindre pour leur liberté, pour leur patrimoine. Rendons leurs, leur liberté de mouvement, de décision, d’action, de gestion.
Rendons leurs le goût à entreprendre, à agir, à rénover, à investir, à créer des emplois, à créer de la Richesse. Libérons leur Patrimoine afin qu’ils puissent l’exploiter à bon escient, dans l’intérêt de l’Economie Tunisienne, d’autant plus que toutes les commissions n’ont jamais pu prouver ,pour la majorité, l’existence de « Biens Mal Acquis ».
La majorité de ces biens, de ce Patrimoine, est bien antérieur au régime déchu. Ces magiciens créateurs de richesse n’ont pas sollicité le pouvoir déchu, n’ont pas cherché à le courtiser par sympathie et par partage d’idéologie. C’est plutôt le pouvoir déchu qui a essayé de les apprivoiser pour mieux les dompter et pour MIEUX se servir de leur pouvoir économique et financier.
Le pouvoir déchu, n’a ménagé aucun effort, avec pour plan, de les utiliser comme outils de propagande tant à l’intérieur qu’à l’étranger, et de pouvoir partager leur richesse. Ce qui fut fait. Refuser de se compromettre, aurait pu constituer un suicide économique, et ou, un suicide social , ou, pire encore. En avaient-ils le, courage, en avaient-ils le choix ?!
Etaient-ils des « Collabos » ou les Sauveurs d’une Economie et de millions de Tunisiens salariés actifs. Mettons fin à la suspicion que subissent nos Hommes d’Affaire et nos Industriels. La quelle suspicion est injustifiée.
Laquelle suspicion, si elle venait à perdurer, saborderait l’Economie Tunisienne, éterniserait la croissance négative, inhiberait l’effort d’investissement et enfin, enverrait des messages négatifs aux investisseurs étrangers. Point d’investissement Privé Direct Etranger, tant que l’Investissement National n’est pas engagé.
Pour se faire nous nous devons de manifester le soutien nécessaire à un plan de redressement où toutes les forces de la Nation y adhèrent, sans exclusion aucune, ni à priori.
A entendre ces appels à une pseudo-justice, ou à une injustice déguisée, on ne peut que penser à du masochisme indécent et à du sadisme de mauvais augure. Tous deux indignes de l’intelligence humaine, de la morale sociale, et des préceptes de l’Islam, dans son esprit sacré.
A l’exception de ceux qui ont du subir les atrocités des prisons et des cahots d’isolement. Et à l’exception de ceux qui ont été acculés à s’expatrier. Que celui qui n’a pas contribué à la survie de l’ancien régime et à sa glorification passive, jette la première pierre à ceux qui, de par le fait qu’ils étaient au devant de la scène médiatique, ont créé des richesses, des emplois, et ont exporté des produits faits en Tunisie, par des mains tunisiennes. A ceux-là mêmes, qui, ont généré des devises et ont fait de notre pays le deuxième d’Afrique.
La chasse aux sorcières est l’apanage des assoiffés de sang. Elle ne peut aboutir qu’au néant, qu’à la négation de la sérénité et d’une vie paisible. Ceux qui crient à une revanche froide, implacable, parce qu’il s’agit bien de cela, n’ont à l’esprit que répondre à un appel de ceux dont l’intérêt personnel transcende l’intérêt national, par égoïsme et par égocentrisme, et ou par opportunisme ravi. A ceux-ci, on les invite à être pondérés, à faire prévaloir l’intérêt National au détriment de l’intérêt personnel.
Nous nous devons de juguler l’insécurité, de combattre le fatalisme social et l’inertie micro et macro économique.
Nous devons collaborer à améliorer le climat d’affaires en instaurant une intelligence économique. Celle-ci consisterait à annuler les mesures judiciaires conservatoires inhibitrices prises contre les hommes d’affaires les plus à même de faire démarrer l’engrenage de la dynamique économique, en lançant les investissements tant en projets d’extension, qu’en nouveaux projets.
Que Nos Hommes d’Affaires et nos Industriels, à qui nous avons jeté la pierre, dans un élan de révolutionnaire engagé, soient blanchis et soient invités à jouer leur rôle de catalyseur, qu’ils ont bien réussi à mettre au service de la Tunisie et du peuple tunisien, dans les années de plomb, dans un passé pas si lointain. Ce rôle de catalyseur, tant sur le plan National qu’international, constitue le thermomètre de repère aux investisseurs étrangers.
Ils ont été des Managers avisés. Ils ont fait leur preuve. Il n’y a pas lieu de leur substituer les meilleurs cadres fonctionnaires, ce n’est ni la même philosophie de gestion, ni les mêmes procédures de réussite. Le Privé a ses raisons que le Public ignore, et réciproquement. Qu’ils reprennent leur rôle de créateurs de richesse.
Les avantages sont de loin plus bénéfiques à la Nation, à l’Etat et au peule Tunisien que leur mise à l’écart non justifiée. Bourguiba a traqué les Youssefistes, les politiciens et les élites qui lui faisaient de l’ombre. Il a trainé devant les Tribunaux d’exception les érudits de la Mosquée Ezitouna, les Oulémas, les Caids, les Muftis, Les Imams de renommée, les Chefs religieux. Il a spolié les biens des familles rien que pour asseoir sa tyrannie et cultiver son égo de combattant (suprême). L’Histoire se répète et Ben Ali a effacé d’un trait l’acquis Bourguibien.
Il a dénigré tout un Passé d’un Pays Millénaire. Il a voulu se substituer aux Ben Ammar et consort les Trabelsi, ces derniers ont fait pire. En Psychologie sociale, un Affamé ne se rassasie jamais. Pour Ben Ali la Tunisie est née un certain 7 novembre, quelle contre vérité historique, quelle négation de la vérité, quelle négation de l’évidence, quelle arrogance, quelle médisance, quelle prétention, quelle culte de la personnalité.
Il ne faut pas que l’histoire se répète et qu’on vienne à nous reprocher les mêmes faits. Les mêmes causes sont censées produire les mêmes effets. Notre Foi en Nous sommes plus sages, plus humbles, plus droits. Nous sommes acquéreurs de l’au-delà au prix de la vie ici bas.
Nous ne cultivons pas le mythe de la personnalité. Nous sommes forts de par Dieu, nous faisons le bien pour le bien. On vous a élus pour votre droiture. Méritez cette confiance, plus à votre honneur que toutes les gloires éphémères. Nous avons été un exemple.
Nous devons être un modèle. Nous avons une Morale à inculquer à l’Univers. Nous sommes plus droits que la droiture, plus intègres que l’intégrité, plus justes que la justice et que la justesse. Nous sommes aussi démocrates que ceux qui pensent avoir la légitimité de la démocratie, aussi social-libéraux que toutes les sociales démocraties.
A ceux qui ont collaboré avec un régime despotique, par complaisance ; nous leur disons : faites votre mea-culpa, faites votre devoir aujourd’hui par obligation morale. Nous ne pouvons dénigrer votre savoir faire. Nous ne pouvons occulter votre compétence et vos relations, nous ne pouvons dénier vos réussites, nous oublions et vous pardonnons sous réserve.
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