
Le premier clan est composé des cadres historiques du PDP qui ont milité contre le régime de Ben Ali à l’instar de Nejib et Issam Chebbi, Maya Jeribi, Mongy Ellouze et Iyed Dahmani.
Tout en appelant à son amélioration, ceux-là considèrent que le brouillon de la Constitution n’est pas catastrophique, préserve globalement les droits et défend tous les Tunisiens.
Ils estiment qu’il faut éviter, dans ce sens, les surenchères politiques exagérées au sujet de ce projet, appelant à œuvrer ensemble pour rectifier les articles à risque.
Le second clan est particulièrement composé des ex ministres de Béji Caid Essebssi et de certains militants d’Affek qui ont rejoint Al Joumhouri lors de la fameuse fusion.
Guidé par Saïd Aïdi et Yassine Brahim, ce clan juge que le projet de Constitution ne garantit pas les libertés, ne représente pas l’esprit de la révolution et ne répond pas à ses principales revendications, à savoir la justice sociale et l’emploi.
Ce clan est d’un autre coté favorable à plus de rapprochement avec Nidaa Tounes et pourquoi pas même une fusion.
Alors que cette éventualité n’est la priorité du premier clan qui veut étudier chacun de ses pas.
Bien qu’on a essayé de minimiser l’impact de ces divergences et de les considérer comme de simples différents d’opinions, les choses ont semble t-il évolué sur un rythme effréné.
Des pétitions ont même sont en train de circuler entre les militants pour soutenir un des deux clans.
Les déclarations de Said Aïdi aux médias dans lesquelles ils affirment qu’il a l’appui de la majorité au sein du comité central avec 80 membres, qui le soutiennent sont venu envenimés encore plus l’ambiance au sein de ce parti.
Les prochaines réunions d’Al Jomhouri seront décisives pour savoir qu’elle stratégie à adopter même si certains parlement d’ores et déjà de l’intégration du clan Aïdi –Brahim à Nidaa Tounes et d’un retour probable des ex PPDistes à un rapprochement avec l’Alliance Démocratique qui a quitté les rangs à la constitution d’Al Joumhouri.
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