Des milliers de personnes ont manifesté, samedi à Tunis, pour « défendre les libertés individuelles et publiques » et protester contre « la violence et l’extrémisme religieux ».
Les manifestants qui se sont rassemblés au début à la place des droits de l’Homme ont chanté l’hymne national et scandé des slogans prônant un Etat civil et démocratique, la liberté de la presse et le refus de « la position négative du gouvernement » face aux actes de violence survenus dans les universités, les tribunaux et les rues.
Pour essayer de gâcher cette marche pacifique des islamistes ont certes scandé leur slogan préféré « Takbir » mais également d’autres slogans provocateurs tel que « les zéro virgule ! Dégage » en référence aux taux obtenus par certains partis lors des dernières élections.
Ces mêmes personnes ont sorti une pancarte dans laquelle est écrit « 2ème révolution = coup d’état sur la légitimité », une autre pancarte traite les manifestants de « révolutionnaires du temps additionnel » ajoutant « le train est déjà passé ». Une énième pancarte reprend un extrait d’un article écrit par le journaliste Zied Krichen, agressé récemment par des salfistes, et dans lequel le journaliste encensait le régime Ben Ali.
Heureusement que les forces de sécurité ont agi avec professionnalisme pour empêcher les affrontements entre les manifestants et les provocateurs islamistes qui se sont regroupés du côté de l’horloge à la place du 14 janvier.
Plusieurs personnalités issues des partis de gauche et du centre démocratique ainsi que de syndicats et des associations civiles ont participé à cette marche.
Des anciens membres du gouvernement de M. Béji Caid Essebsi ont également répondu présents tels que MM. Abdelaziz Rassaa, ancien ministre de l’industrie et de la technologie, Salaheddine Sellami, ancien Ministre de la Santé Publique, Said Aidi, ancien ministre de la formation professionnelle et de l’emploi, Néjib Karafi, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre du Développement Régional, Ridha Belhadj, ancien secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, Hassan Annabi, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education, etc.
Discussion about this post