Les ONG tunisiennes et les partis politiques tunisiens continuent à dénoncer de la manière la plus vigoureuse le crime perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo par les terroristes barbares que sont les frères Kouachi et leurs commanditaires, à s’associer au deuil des familles des victimes, au chagrin de leurs amis et à la peine du peuple français et pour se montrer solidaire de l’hebdomadaire victime de tueurs fanatiques, ennemis de la démocratie et de la liberté de presse.
C’est ainsi que l’Association citoyenne pour la démocratie participative (ACDP) s’est jointe aux 12 ONG, qui ont publié hier un communiqué stigmatisant la barbarie des tueurs pour condamner l’agression barbare dans un message publié sur la toile. L’Association de soutien aux minorités (ATSM) avait publié le jour même de l’acte ignoble, un communiqué signé par sa présidente Yamina Thabet dans lequel » condamne fermement l’attentant ignoble perpétré ce matin à Paris contre les journalistes de Charlie Hebdo ! Et dénonce un massacre sanguinaire, ravivant la haine et rappelle que ces journalistes sont morts pour défendre notre liberté d’expression ».
Le Parti Al Massar avait également publié le jour du drame un long communiqué condamnant « avec la plus grande fermeté cet acte criminel et a exprimé sa solidarité entière avec les familles des victimes, les journalistes et les policiers ainsi qu’avec le peuple français ». Le parti nie à ces odieux criminels, toute prétention à représenter l’Islam qui est une religion dans son essence tolérante et les musulmans authentiques qui sont farouchement hostiles au recours à la violence. A la fin de son communiqué, le parti de Samir Taieb rappelle que « le terrorisme sous toutes ses formes est devenu un phénomène planétaire » qui ne peut être combattu et anéanti que par l’union de tous les peuples.
Ces prises de position reflètent l’opinion généralement admise dans les milieux politiques, les milieux associatifs et sur la toile et stigmatisant un acte abject, lâche et liberticide même si certains internautes minoritaires, développent la thèse du complot ou justifient l’acte barbare tout en le condamnant.