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Tunisie: Quand un ministre décrète sa propre nomination, ça donne ça !

15 décembre 2012
in Divers
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En vertu du décret n°3087 de l’année 2012 en date du 3 décembre 2012, le Journal officiel de la république  Tunisienne a publié le 11 décembre 2012 la nomination du ministre de l’Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, au grade  de professeur de l’enseignement supérieur et plus précisément professeur de mathématiques à l’Ecole nationale  d’ingénieurs de Sfax (ENIS). Et ce à compter du 1er  Septembre 1987.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Moncef Ben Salem, est détenteur d’un doctorat en physique fondamentale (1976) et d’un doctorat d’Etat en mathématiques (1980). Il est cofondateur de l’ENIS. A noter que Ben Salem avait été mis sous surveillance policière pendant 20 ans et interdit d’enseigner à l’université après son licenciement en 1987.

Que quelqu’un soit rétabli dans ses droits dans un Etat de droit et de démocratie, quoi de plus logique. Mais la chose devient assez cocasse quand c’est le ministre lui même qui propose le décret. Lequel a été signé par le chef du gouvernement !

Pour couper court aux plaisanteries de mauvais goût, le ministre a tenu à rappeler que cette décision est bien légale,  étant donné qu’elle a été décrétée par le tribunal administratif. Il a déclaré avoir saisi préalablement la justice, dans les années 87, puis une seconde fois après la chute du régime de Ben Ali.

Selon Moncef Ben Salem, il aurait donc lancé la procédure avant même sa nomination en tant que ministre de l’enseignement supérieur.

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