
Radhia Nasraoui, une des avocates du groupe de la Défense de Khaled Kobbi, s’est déclarée satisfaite que le tribunal de première instance de Tunis ait refusé la désignation d’un administrateur judiciaire sur les biens de l’entrepreneur car cette procédure risquait de mettre encore plus en péril
l’avenir de tout un groupe qui emploie quelque 2500 personnes, surtout que sa situation financière n’a pas cessé de se détériorer depuis l’arrestation de son premier responsable.
Bien que satisfaite par cette victoire, l’avocate l’a estimée insuffisante puisque Khaled Kobbi aurait dû être libre depuis quelques semaines. Elle nous a déclaré dans ce sens : « Je suis choquée par cet acharnement contre Khaled Kobbi parce que même les décisions de la justice ne sont pas appliquées dans son cas. Je rappelle que suite au refus de la chambre de mise en accusation de la demande de mise en liberté provisoire de notre client, on s’est adressé à la cour de cassation qui a rendu son verdict depuis plus d’un mois. Elle a cassé cette décision de refus. Ce qui implique que, suite à cette décision, Khaled Kobbi aurait dû être libéré immédiatement. Mais bizarrement l’avocat général a refusé d’ordonner sa libération.
Je trouve qu’il y a un entêtement injustifiable à s’acharner contre Khaled Kobbi de la part de certaines parties. Et comme notre client est actuellement en détention arbitraire et qu’aucune partie ne veut intervenir pour appliquer une décision de la justice, je vais rapporter cette affaire devant le Groupe de travail sur la détention arbitraire, de l’Office des Nations Unies à Genève.»
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