L’ancienne déléguée de Zeramdine (gouvernorat de Monastir), Henda Ben Khedher Harrabi, a déclaré qu’elle est menacée de mort et que sa maison et le local du travail de son mari ont essuyé des tirs d’armes.
Harrabi a, rappelons-le, defrayé la chronique depuis des mois lorsqu’elle a dénoncé de graves actes de corruption et de malversations et lancé des appel de détresse destinés aux médias dans lesquels elle s’est sentie harcelée et menacée par des mafieux et par son supérieur, en l’occurrence le gouverneur de Monastir Akram Sebri.
Dans des appels publiés sur sa page Facebook et envoyés aux journalistes au mois d’avril, elle a indiqué qu’elle a été obligée de s’adresser aux médias pour se protéger et dévoiler au grand public les dérapages de son supérieur, parce qu’elle a déposé auparavant de nombreuses plaintes au ministère de l’Intérieur contre le gouverneur mais qu’elles sont toutes demeurées sans réponses.
Quelques jours pour tard, soit le 22 avril, elle a été bizarrement limogée pour atteinte à l’image de l’Etat. Elle a, dans un premier temps, refusé sa mise à l’écart et pris les médias et l’opinion publique à témoin, avant de disparaître pendant des mois et de se manifester hier pour déclarer qu’on veut la tuer.
Une enquête sérieuse mérite d’être ouverte à son sujet pour connaître la réalité de ses accusations.
B.M.
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