
Le quotidien américain le plus vendu au monde, The Wall Street Journal, a consacré, il y a quelques jours, un article sur la montée des islamistes
au pouvoir en Egypte tout en dédiant un paragraphe au modèle tunisien.
Dans cet article, le journaliste Matthew Kaminski a été très critique par rapport à la tournure que prennent les événements en Egypte avant de se montrer optimiste quant la réussite de la transition tunisienne et ce en grande partie grâce à Rached Ghannouchi.
Dans le passage dédié à la montée du parti islamiste en Tunisie, l’auteur de l’article indique « trop peu remarquée, la Tunisie se porte bien » avant d’ajouter « une large coalition dirigée par le mouvement Ennahdha a cherché à construire une relation plus étroite avec les États-Unis grâce à l’homme fort du moment (Rached Ghannouchi) ».
Le Wall Street Journal, qui présente le leader du parti Ennahdha comme « un savant en islam », rappelle un fait majeur à mettre au crédit d’Ennahdha, à savoir la décision de renoncer à introduire la chariaa dans la Constitution tunisienne et à maintenir inchangé l’article 1 de la constitution tunisienne de 1959.
Par la suite, le journaliste entame un comparatif entre la Tunisie et l’Egypte où il parle d’ « espoir en Tunisie » et de « pagaille en Egypte » avant de rappeler que les fondamentalistes salafistes ont obtenu 25% des voix en Egypte alors qu’ils n’ont pas réussi à avoir le visa pour exercer en Tunisie.
Ce témoignage, émanant de l’un des plus prestigieux journaux au monde, ne peut que renforcer la bonne image dont jouit le mouvement Ennahdha à l’étranger et pourrait avoir comme effet de rassurer les plus sceptiques quant à l’avenir de notre pays.

Discussion about this post