Au cours d’un meeting tenu dimanche 4 septembre 2011 à Hammamet, M. Moncef Marzouki, secrétaire général du Congrès Pour La République (CPR) a déclaré que la Tunisie ne supporterait pas une deuxième période transitoire après les élections de la Constituante.
M. Marzouki a indiqué que l’assemblée constituante doit prendre le temps nécessaire pour l’élaboration d’une nouvelle constitution qui ne doit pas être inspirée de l’ancienne loi fondamentale du pays.
En termes de temps, M. Marzouki pense que la Tunisie a besoin d’un gouvernement d’union nationale ou d’un gouvernement constituant qui prendrait en main le pays pendant une durée minimum de trois années, soit la même période accordée à l’assemblée constituante tunisienne de 1956.
Ces 3 années sont nécessaires selon M. Marzouki, pour regagner la confiance des tunisiens et des investisseurs, de trouver les solutions appropriées aux problèmes posés dans les différents secteurs et d’engager les réformes nécessaires.
Le secrétaire général du CPR a qualifié de « catastrophiques » les voix appelant à limiter, à six mois, l’action de l’assemblée constituante. Il estime qu’une telle mesure serait de nature à prolonger le climat d’incertitude et d’absence de confiance et à faire régner la violence puisque le gouvernement qui sera issu de l’assemblée constituante sera incapable d’apporter les solutions aux problèmes en suspens.
Discussion about this post