
Mongi Rahoui, député dissident de l’ANC ne compte pas jouer les seconds rôles et profite de cette cacophonie généralisée pour s’attirer les foudres de l’opinion publique qui s’interroge de plus en plus sur ses dérapages et ses provocations répétées.
La dernière en date est sa proposition de nommer Maitre Leila Ben Debba, ministre de la Femme dans le gouvernement d’Union Nationale. Un homme politique peut-il tout se permettre sous prétexte d’être un opposant virulent ?
Il va de soi que ces provocations reflètent plus une volonté séparatiste qu’une volonté de concordance et Mongi Rahoui ferait mieux de s’inspirer de ses aînés et alliés et de s’armer de retenue et de sagesse avant d’aspirer à la posture d’un opposant crédible .
Les frustrations politiques et l’aveuglement idéologique ne sauront justifier ces dérapages et les coups de gueule, la victimisation et les attitudes cheguevaralesques ne sauront suffire à combler le déficit de représentativité et constituer une force de proposition.
Le dégoût et la répugnance doivent interpeller la vigilance de ces hommes politiques et les Tunisiens ne sont plus prêts à sacrifier leur avenir pour consoler ces politiciens ambitieux tombés dans le piège des manipulations extranationales et comme l’a martelé Beji Caid Essebsi l’heure est à la reconstruction de la patrie et le premier dialogue qui vaille est un dialogue avec soi même.
Faire son auto critique, accepter les différences et les divergences et considérer ses opposants non pas comme ennemis mais comme adversaires demeurent la seule voix pour tous.
Jalel JEDDI
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