
Après la grève générale qui a paralysé la ville d’El Fahs, toute la journée du lundi 10 septembre, la tension semble être montée d’un cran au cours de la nuit…
Selon les réseaux sociaux, de violentes confrontations ont éclaté avec la tombée de la nuit entre manifestants et forces de l’ordre épaulées par des renforts. La police aurait fait usage de bombes lacrymogène, alors que les manifestants riposteraient en mettant le feu.
On dénombrerait déjà un poste de police et un autre de la garde nationale, incendiés.
Ces informations sont à prendre au conditionnel dans la mesure où les violences décrites n’ont pu être confirmées à cette heure tardive au cours de laquelle se dérouleraient les affrontements.
Une grève générale a d’ailleurs été observée, lundi 10 septembre à El Fahs, englobant toutes les activités commerciales et industrielles à l’exception des services hospitaliers dans la région.
Cette grève intervient sur fond de protestation des habitants contre la lenteur constatée au niveau de la recherche des disparus suite au naufrage de l’embarcation transportant des jeunes émigrés clandestins au large de l’Italie dont 18 sont issus de la région.
Des jeunes ont mis le feu à des pneus et bloqué les entrées de la ville en direction de Tunis, Siliana, Kairouan et Zaghouan.
D’un autre côté, des habitants de la région ont organisé un mouvement de protestation dans les avenues de la ville scandant des slogans contre le gouvernement et le parti d’Ennahdha.
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