
Inflation, augmentation des prix à tous les niveaux… la bourse de la plupart des Tunisiens a été sérieusement touchée et affectée depuis la révolution du 14 janvier 2011.
Il y a à peine une semaine, les Tunisiens tout comme l’ensemble des musulmans de par le monde, célébraient la fête religieuse de l’Aïd Al Idhha. La coutume a fait en sorte qu’en Tunisie, les familles préparent des boyaux et intestins farcis (appelés couramment « Osbane » ou « Daouara ») de l’agneau égorgé, selon le rite musulman.
Pour ce faire, certains condiments et légumes sont indispensables. On retrouve en tête de cette liste le persil et la blette, des produits essentiel pour préparer ce met traditionnel qui donne l’eau à la bouche de tout bon tunisien qui se respecte.
A cette occasion les primeurs et autres marchands de fruits et légumes se sont adonnés à une pratique, malheureusement en pleine expansion depuis plusieurs mois, à savoir celle de proposer ces produits à des prix fous, voire hors de portée…
En effet dans un gouvernorat comme celui de Sfax, il fallait avoir 3 dinars pour pouvoir acheter 4 bottes de persil et pas moins de 2 dinars pour avoir un petit peu de blette.
A Tunis, la capitale, la seule botte de persil a atteint par endroit le prix exorbitant d’un dinar.
Ce n’est quand même pas normal que de telles pratiques puissent avoir lieu dans nos murs surtout que le Tunisien ne sait plus où en donner de la tête avec des augmentations de prix à tout va et de toutes sortes et qui sont le plus souvent totalement injustifiées.
Dans ce cadre, il faudrait peut être que les autorités compétentes renforcent le travail des équipes sur le terrain et qui sont supposés effectuer des contrôles rigoureux au niveau des prix pratiqués par les commerçants de tous genres…
La Tunisie est en très bonne santé…!
Slim Maâtoug
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